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Peut-on parler de « guérison » de l’endométriose ?

Temps de lecture : 9 minutes

Si la médecine allopathique parle de maladie incurable, il est possible d’aller bien avec l’endométriose. La maladie invite à un retour sur soi, à une meilleure compréhension de soi et à prendre mieux soin de soi au quotidien. Retour sur mon parcours pour donner espoir, idées et motivation au changement.

L’endométriose, une maladie dite incurable par la médecine allopathique ?

La médecine allopathique dit que l’endométriose est une maladie chronique incurable. Que l’on peut seulement être en rémission.

C’est notamment parce que les solutions proposées par la médecine allopathique ne permettent pas d’en guérir vraiment :

  • L’hystérectomie ne guérit pas l’endométriose
  • La grossesse ne guérit pas l’endométriose
  • La pilule peut potentiellement retarder le développement des lésions mais pas dans tous les cas

Force est de constater que de nombreuses femmes vont beaucoup mieux, voire bien, et même très bien, et ce même sans pilule.

Pour ma part, la maladie est complètement asymptomatique dans mon corps (aucune douleur) et les lésions régressent. J’ai même un implant à l’ovaire qui a disparu.

Alors, pourquoi le corps médical n’accepte pas le terme de « guérison » (qui étymologiquement signifie « retrouver la santé« ) pour cette maladie chronique et veut seulement parler de « rémission » ?

Qu’est-ce que ces femmes qui vont mieux ont de différent des autres femmes atteintes par la maladie ?

Vivre en harmonie avec la maladie n’est pas l’apanage d’une poignée de femmes miraculées qui brûlent de la sauge et font des cures de jus de céleri. Chacune d’entre nous peut prendre sa santé en main pour aller mieux.

Développer une approche compréhensive et collaborative de la maladie

Il y a deux possibilités dans la façon de voir et de vivre toutes les maladies et plus particulièrement l’endométriose :

  • soit être dans la victimisation
  • soit être dans la compréhension.

Pour vivre mieux la maladie, l’idée est de développer une approche compréhensive et collaborative de la maladie et non plus combattive. Pour nous aider à retrouver une pleine santé, passer de vivre « avec » la maladie plutôt que « contre » pour avancer main dans la main.

Il est intéressant de ne plus être en lutte face à son corps et à la maladie mais plutôt de les respecter, de les écouter et de les aimer.

Les écouter pour tenter de comprendre tous ces maux qui sont en réalité des mots de notre corps.

L’endométriose est un message que mon corps m’envoie pour que je prenne soin de lui

La maladie et la souffrance se sont pas une fatalité mais plutôt un signal pour nous faire comprendre qu’une partie de nous n’est pas en accord avec une autre.

En métaphysique des maladies, on dit que la maladie est un ensemble de symptômes que manifeste mon corps pour se faire entendre. Mon corps me communique sa douleur et son épuisement quant à ce que je lui apporter au quotidien (alimentation, rythme de vie, stress, émotions). Cela ne lui convient pas pour fonctionner correctement et il tente par tous les moyens de me le faire comprendre.

La maladie est une opportunité d’évolution et de meilleure compréhension de soi

La maladie doit être considérée comme une alliée et non une ennemie.

Quand le corps s’exprime par la douleur,  il est important de le regarder avec bienveillance, avec une volonté d’entendre son message et ensuite de se réconcilier avec lui en prenant soin de lui grâce à des approches douces.

C’est une approche très différente que de vivre dans un corps que l’on déteste car il nous fait mal et de le combattre.

Pour moi, les approches douces sont des approches qui font du bien, qui accompagnent le corps. Elles s’opposent aux approches qui maltraitent le corps ou le modifient dans son fonctionnement (même si, pour certaines femmes, elles peuvent être utiles voire indispensables) : hormonothérapie, chirurgie (même si elle est conservatrice des organes, elle représente un vrai stress pour le corps). Parmi ces approches douces, on peut citer :

l’alimentation : bien nourrir son corps en lui apportant tous les nutriments dont il a besoin plutôt que le nourrir avec des aliments très transformés ou des calories vides (industrie agro-alimentaire quand tu nous tiens…)
le mouvement : bouger son corps par le yoga, le qi-gong, le tai-chi pour assouplir, détendre et rééquilibrer les énergies plutôt que de pratiquer des sports très intensifs en termes de cardio ou d’impact (sauts). Cela peut être aussi de se faire accompagner par un kinésithérapeute ou un ostéopathe quand vraiment nous n’y arrivons pas seule
la réduction du stress grâce à la cohérence cardiaque, la méditation, la suppression de personnes toxiques de notre entourage ou la modification d’un rythme de vie professionnel ou personnel qui ne nous convient pas
l’acceptation de nos émotions comme des guides sages qui nous alertent sur des situations potentiellement à risque pour nous.

Le corps a tendance à s’adapter énormément « sans rien dire » pendant longtemps mais, au bout d’un moment, quand l’effort qu’on lui demande devient trop grand alors il crie stop !!

La guérison pour moi c’est s’investir vraiment pour aller bien

Pour moi la guérison, c’est un état d’esprit qui veut qu’on arrête de combattre la maladie, qu’on l’accepte en nous et que, par conséquent, on redirige l’énergie nécessaire au combat pour se donner les moyens d’aller mieux pour vivre avec la maladie et non en fonction d’elle.

Aucune situation immuable ou définitive ne l’est vraiment. C’est un chemin qui n’est pas linéaire parce que, dans la vie, rien n’est tout noir ou tout blanc.

Le corps humain est doté de facultés immenses, de ressources infinies, d’une capacité d’autoguérison si on l’écoute et si on prend soin de lui.

When you believe, you heal

S’autoriser à croire en son potentiel de guérison est essentiel dans un parcours avec l’endométriose.

Cela revient à croire en soi, pour renverser le prisme sous lequel on voit notre relation avec la maladie. Essayer de voir l’endométriose comme un message plutôt qu’un envahisseur, cela équivaut à remettre son terrain au centre, car la maladie ne nous résume pas. 

When you feel, you heal

La prise de conscience et la connaissance de son propre corps et de ses émotions sont essentielles dans le processus de guérison (explorer son anatomie, savoir situer ses organes, comprendre qu’ils fonctionnent ensemble, bouger et pleine conscience, comprendre d’où viennent les émotions, qu’elles sont un phénomène normal et disent des choses sur nous et comment elles peuvent nous aider à progresser…).

Observer son corps et ses émotions permet de mieux anticiper ses douleurs et connaître ses propres limites. 

Il n’y a pas de baguette magique : cela demande vraiment de s’investir pour son bien-être, de prendre du temps pour soi / pour aller mieux.

Pour moi, la guérison c’est une manière de vivre en prenant soin de soi : développer une approche qui traite le corps, le cœur, l’esprit et l’âme parce que :

  • une écologie intérieure permet aux émotions de mieux vivre en nous et à notre âme de vouloir rester dans notre corps
  • et en même temps prendre soin de ses émotions a des effets très bénéfiques sur le corps : « tout ce qui ne s’exprime pas s’imprime ».

C’est permettre à son corps d’aller mieux en l’écoutant.

Mon chemin de « guérison » pour un corps sans symptôme

Depuis toujours, j’avais un stress important, des angoisses permanentes, des douleurs quotidiennes, une digestion affreuse mais je n’étais pas à l’écoute de mon corps pour le laisser s’exprimer.

Même si les douleurs étaient présentes depuis longtemps, il a fallu un élément déclencheur qui fait que la situation est devenue intolérable et que j’ai décidé que ce n’était plus possible. J’ai décidé de dire stop.

Cet élément déclencheur pour moi ca a été la grossesse extra-utérine. Mon corps m’a dit « stop » pour que je l’écoute et que je découvre que j’étais autre chose que ce qu’on avait dit de moi depuis des années, que ce qu’on avait projeté sur moi ou voulu faire de moi.

Cette période a marqué le début de mon investigation pour me délivrer de l’endométriose : investigation qui représente des milliers d’heures de lecture, de prises de note, de recherches, de visionnage de vidéos, de rencontres, de participation à des stages et des ateliers…

Au début de mon chemin, une approche de la guérison très pragmatique

Mon approche de la guérison a d’abord été très pragmatique : j’ai fait des choses grâce auxquelles je voyais des résultats car comme beaucoup de femmes qui ont de l’endométriose j’aime être dans le contrôle et avoir prise sur les choses :

  • J’ai d’abord compris d’où venaient mes difficultés de digestion. Mon changement d’alimentation a été un premier pas pour revenir à l’homéostasie (équilibre de santé global)
  • la pratique du yoga iyengar m’a appris que la sérénité face aux difficultés se cultive à l’intérieur
  • puis j’ai suivi un accompagnement en ayurveda et, à partir de ce moment-là, j’ai commencé à voir l’impact des émotions sur ma santé, comment les émotions s’impriment dans le corps
  • j’ai pratiqué des thérapies énergétiques chez un ostéopathe
  • et j’ai passé beaucoup de temps chez une psychologue pour comprendre les blessures de mon enfant intérieure et qui j’étais au plus profond de moi (quelqu’un de très différent de ce qu’on disait de moi depuis des années ou de ce qu’on avait projeté sur moi depuis toujours). Le travail psychologique et émotionnel réalisé avec elle a été le début de ma prise de conscience sur les causes de ma maladie et il a marqué un vrai tournant dans mon chemin de guérison.

Aujourd’hui, mon approche est plus holistique

La maladie est là pour nous faire prendre conscience de pas mal de choses et, notamment, ce lien très fort entre les quatre dimensions de la personne humaine : le corps, le cœur, l’esprit et l’âme.

Le corps est un organisme intelligent qui possède de très fortes capacités d’auto-guérison et qui essaie de s’équilibrer sur 4 dimensions :

  • dimension corporelle : comment je peux faire du bien à mon corps ? Qu’est-ce que je mets à l’intérieur ? Qu’est-ce que j’applique sur ma peau ? Qu’est-ce que je respire au quotidien ? qu’est-ce que je peux éliminer qui lui nuit ? qu’est-ce que je peux lui donner qui lui ferait du bien ?
  • dimension mentale : est-ce que je manque d’amour pour moi dans mes pensées à mon sujet ? quelles sont les pensées et les attitudes mentales qui me nuisent ? quelles sont mes croyances en lien avec la féminité, la maternité, la maladie, les règles ?
  • dimension émotionnelle : comment est-ce que je vis mes émotions ? est-ce que je les laisse s’exprimer ? est-ce que je les retiens ? quelles sont les émotions que je ne suis pas consciente de vivre (colère contre moi-même de ne pas être la femme que je voudrais être, culpabilité de ne jamais être à la hauteur, jamais assez compétente, travail que je n’aime pas mais je m’oblige à faire parce que j’ai trop peur de l’insécurité financière, perception de l’amour de mes parents) ? Les émotions peuvent créer des blocages très profonds dans le corps.
  • dimension spirituelle : Quelle est la mission de vie ? Que suis-je venue apprendre et enseigner ici ? Comment la maladie peut devenir un tremplin pour m’aider à une meilleure vision moi-même ?

La maladie m’a profondément transformée au point de faire prendre conscience de mes croyances limitantes et de les remplacer par d’autres. Cela m’a amené à changer de métier. Je suis allée à la recherche de mon vrai moi, de mon moi profond avec cette maladie. J’en ai trouvé une partie et je suis toujours en chemin et en recherche.

Pour moi, il faut se poser la question des avantages que l’on a à rester dans une situation difficile, une situation de douleurs terribles qui nous pourrit la vie au quotidien et du pourquoi je m’investirais pour aller mieux ? Pourquoi ça vaut la peine de guérir, d’avoir une meilleure qualité de vie ? Qu’est-ce qui vous tient à cœur pour que ça vaille la peine d’aller bien pour en profiter ?

Si vous êtes déterminée à guérir, il est important :

  • Faire vos propres recherches pour comprendre ce qu’est la maladie, comment elle agit sur votre corps, etc.
  • Avoir un avis critique sur ce que vous propose le corps médical, vous renseigner et vous écouter pour savoir si ce que l’on vous propose correspond à vos besoins, à vos souhaits, à vos croyances, etc.
  • Vous faire accompagner par un thérapeute qui a cette vision de la santé, en qui vous avez confiance et dont l’approche vous parle au plus profond de vous
  • Travailler sur vos émotions

Pour moi, peu importe le terme « guérison » ou « rémission » que l’on donne c’est vraiment un état d’esprit et un art de vivre que de se sentir aller bien avec cette maladie.

Si vous avez besoin d’être accompagnée sur ce chemin du mieux-être, d’avoir quelqu’un qui vous booste, quelqu’un qui vous aide à déterminer ce qui peut être le mieux pour vous, quelqu’un qui vous écoute quand vous vous sentez seule avec la maladie, on peut échanger ensemble et voir comment je pourrais vous aider. Je vous invite à prendre rendez-vous pour faire connaissance ensemble gratuitement.

Vous pouvez retrouver sur Instagram le live que j’ai fait avec Emma @endokarmaa sur ce sujet .

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