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Culpabilité & endométriose : comment en sortir ?

Temps de lecture : 16 minutes

Culpabilité d’être malade, culpabilité d’imposer sa maladie à ses proches, culpabilité de ne pas être la patiente idéale qui suit parfaitement les recommandations ou les traitements : les raisons de se sentir coupable quand on est atteinte d’endométriose sont nombreuses. La culpabilité est une émotion comme les autres que nous pouvons toutes et tous ressentir avec la maladie chronique. Mais si elle est normale, elle peut être particulièrement envahissante voire toxique pour nous au quotidien et il devient alors important d’agir pour s’en libérer.

Qu’est-ce que la culpabilité ?

Définition de la culpabilité

La culpabilité est une émotion, un état psychologique dans lequel une personne ressent de la responsabilité ou du remords pour un acte qu’elle a commis. Elle implique généralement :

  • une reconnaissance que l’on a agi de manière inappropriée ou de manière contraire à une norme morale (une valeur) ou une norme légale,
  • et un désir de réparer le préjudice causé.

Cette transgression d’une règle morale ou légale peut être réelle ou imaginaire. Ainsi, une fois la culpabilité repérée, il est important de faire un pas de côté pour en comprendre l’origine. Suis-je responsable d’une erreur, d’une “faute” ou m’en a-t-on rendu responsable ? Est-ce que je m’inflige une condamnation par excès de responsabilité ? Ou m’accuse t-on à tord ?

La culpabilité apparait parce que nous possédons une conscience et de saines intentions à l’égard des autres (amour porté à l’autre, respect de l’autre) ou de nous-même (volonté de bien faire, exigence envers nous-même, etc.).

Le sentiment de culpabilité peut émaner d’accusations, de jugements ou de blâmes :

  • que l’on se porte à soi-même,
  • que l’on nous adresse,
  • que nous croyons que l’on nous porte.

La culpabilité peut être ressentie à différents degrés d’intensité et peut avoir des conséquences émotionnelles et comportementales variées, telles que des regrets, de la honte, de l’anxiété ou de la réparation.

Cette souffrance est la plupart du temps associée à une baisse de l’estime de soi et à une tendance à la rumination et à l’auto-dévalorisation, le tout alimenté par des manifestations anxieuses qui prennent beaucoup de place au quotidien. Il n’est pas rare de voir une personne se blâmer pour quelque chose dont elle n’est pas responsable. C’est dans ce cas précis que la culpabilité devient toxique.

En droit, la culpabilité peut être une notion juridique qui détermine si une personne est responsable d’un crime ou d’un délit et doit en subir les conséquences légales, telles que des sanctions ou des peines.

Quelle différence entre culpabilité et responsabilité ? comment faire la différence et prendre les choses en main avec la maladie pour se sentir mieux ?

Bien que les termes “culpabilité” et “responsabilité” soient souvent utilisés de manière interchangeable, ils ont en réalité des significations distinctes.

La responsabilité fait référence à l’obligation de prendre en charge les conséquences de ses actes. Elle peut être légale, morale, professionnelle ou personnelle. Par exemple, un employeur est responsable de la sécurité de ses employés, un parent est responsable de l’éducation de ses enfants, et un citoyen est responsable de respecter les lois de son pays.

En revanche, la culpabilité est un sentiment émotionnel qui se manifeste lorsqu’une personne réalise qu’elle a commis un acte répréhensible ou qui a causé du tort à quelqu’un d’autre. Elle est souvent associée à un sentiment de remords, de honte ou de regret.

Ainsi, la responsabilité est plus objective et se concentre sur les conséquences des actes, tandis que la culpabilité est plus subjective et se concentre sur les émotions et les sentiments personnels. Cependant, il est important de noter que la responsabilité peut souvent être liée à la culpabilité, car une personne qui se sent coupable peut se sentir responsable de réparer les dommages causés par ses actes.

Par ailleurs, on peut assumer sa responsabilité sans se sentir coupable. Lorsqu’on considère la maladie comme une défaite, un échec, est-ce que c’est parce que l’on se pensait très très fort ? Ou est-ce que l’on croyait que parce que nous avions tout fait parfaitement, parce que nous avions été bien et bon nous aurions la santé en récompense ? 

Prendre sa juste part de responsabilité pour retrouver du pouvoir sur la maladie

Cette différence entre responsabilité et culpabilité nous intéresse particulièrement avec la maladie chronique car, alors que la culpabilité nous paralyse, la responsabilité nous met en puissance.

Il semble que la seule façon de sortir de la culpabilité c’est de prendre sa juste responsabilité, celle – et seulement celle – qui nous incombe dans notre histoire, dans la situation ou dans la relation.  En effet, quand nous nous sentons coupable – surtout si c’est très fréquent – nous nous mettons au centre de tout. Même si nous considérons que c’est de notre faute si, nous sommes toujours autocentrées sur nous-mêmes. Lorsque la culpabilité est envahissante voire toxique, elle devient une interprétation auto-centrée de la réalité et elle n’est plus une interprétation réaliste de la réalité.

Il est alors important d’entamer un travail pour se centrer sur soi et prendre sa part de responsabilité sur ses propres besoins et ses propres limites avant de se concentrer sur les autres. Nous sommes responsables de nous-mêmes tout le temps et nous ne sommes responsables des autres qu’à certains moments et dans certaines situations bien précises.

Pour aller plus loin :

Ecouter le podcast de France Inter, La tête au carré La culpabilité
Lire le livre : Responsable, oui ! Coupable, non ! : Pour une juste prise de responsabilités, Yves-Alexandre Thalmann, Editions Jouvence, 2018

D’où vient la culpabilité quand on est atteinte d’endométriose ?

A quel moment peut survenir la culpabilité avec l’endométriose ?

Pour moi elle peut intervenir à plusieurs moments :

  • Au moment du diagnostic, quand on se demande « pourquoi moi ? », « qu’est-ce que j’ai fait de mal ? » et quand on commence à se dire que la maladie a pu arriver à cause de telle ou telle comportement que l’on a pu avoir (alimentation, stress, etc.). Ce sentiment fait partie intégrante du processus de deuil/processus d’appropriation lors de l’annonce d’une maladie chronique. Ce sentiment peut être alimenté pour certaines femmes par des discours « psychologisants » autour de la maladie.
  • Dans le vécu quotidien avec la maladie, quand il nous est difficile de mettre en place les actions (comme l’alimentation anti-inflammatoire, la gestion du stress, une activité physique adaptée, …) qui nous permettent de tenir la maladie à distance et qu’une crise arrive
  • Quand la maladie nous empêche de vivre la vie de Madame tout le monde et que l’on doit refuser des invitations, des sorties, que l’on arrive pas à s’occuper de notre famille, à vivre des relations sexuelles épanouissantes.
  • Cette culpabilité peut aussi se manifester si l’on se sent responsable de son état, comme cela peut être le cas si l’on a tardé à consulter, si l’on rencontre des difficultés à suivre une prescription médicale ou pour les maladies sexuellement transmissibles, par exemple.

Les raisons de la culpabilité chez les femmes atteintes d’endométriose

La perte de contrôle

La maladie induit une certaine perte de contrôle sur son quotidien : elle nous empêche de choisir exactement tout à tout moment. Est-ce que c’est cette perte de contrôle et le fait d’avoir l’impression de ne plus décider et d’être dépendant de son corps qui génère la culpabilité : cela créé une dissociation entre ce que l’esprit voudrait, parce qu’il a l’habitude de tout décider, et la limite que le corps y met, parce qu’il ne peut pas.

La culpabilité peut ainsi naître de l’impossibilité du corps face à la volonté de l’esprit. Mais même avec toute la bonne volonté du monde, quand le corps ne peut pas il ne peut pas (maladie ou non d’ailleurs…).

Les personnes atteintes de maladies chroniques peuvent se sentir coupables de ne pas pouvoir contrôler leur corps ou leur santé. Malgré leurs efforts pour suivre les traitements, les régimes alimentaires et les exercices recommandés, la maladie peut évoluer de manière inattendue, ce qui peut les faire se sentir impuissants et responsables de la situation.

Les personnes atteintes de maladies chroniques peuvent se sentir coupables de ne pas être en mesure de maintenir leur mode de vie habituel, de ne pas pouvoir participer à certaines activités ou de ne pas être en mesure de prendre soin d’eux-mêmes ou de leur famille comme ils le voudraient. Ils peuvent également se sentir coupables de ne pas être en mesure de maintenir leur travail ou leurs responsabilités familiales en raison de leur maladie.

De plus, la perte de contrôle peut également entraîner des sentiments de frustration, de colère et d’isolement, qui peuvent renforcer le sentiment de culpabilité. Il est important de reconnaître que la perte de contrôle est une partie naturelle du processus de maladie chronique et qu’il est normal de ressentir ces émotions.

Pour gérer les sentiments de culpabilité associés à la perte de contrôle, il peut être utile de se concentrer sur les choses que l’on peut contrôler, comme l’alimentation et l’exercice, la gestion des symptômes, le maintien de la communication avec les professionnels de la santé et la prise de mesures pour prévenir les complications de la maladie.

Les conséquences sur l’entourage

Les conséquences de la maladie chronique ne sont pas seulement limitées au patient lui-même. Les proches, les amis et les membres de la famille peuvent également être touchés. Les personnes atteintes de maladies chroniques peuvent se sentir coupables de leur imposer cette situation, de créer des soucis à leur famille et de les priver de leur propre liberté.. Elles peuvent se sentir coupables des conséquences de leur maladie sur leur entourage, en particulier si la maladie a un impact important sur leur qualité de vie ou leur capacité à accomplir des tâches quotidiennes.

Les membres de la famille peuvent ressentir un grand stress en raison de la maladie de leur proche et être confrontés à des responsabilités supplémentaires pour aider à leur prise en charge. Cela peut inclure des tâches telles que l’administration de médicaments, l’assistance à la mobilité et la coordination des rendez-vous médicaux. Les membres de la famille peuvent également être affectés émotionnellement, en se sentant tristes, anxieux ou impuissants face à la maladie de leur proche. Les proches peuvent également être amenés à changer leur mode de vie pour aider la personne malade.

En conséquence, les personnes atteintes de maladies chroniques peuvent se sentir coupables de la charge émotionnelle et physique qu’elles imposent à leur entourage. Ils peuvent ressentir de la culpabilité en pensant que leur maladie est un fardeau pour leur famille et leurs amis. Ils peuvent également se sentir coupables de ne pas pouvoir aider leur famille ou de ne plus être en mesure de subvenir à leurs besoins.

Sur le sujet, vous pouvez lire ce témoignage sur le site Lyv : Endomom Mon quotidien de maman avec l’endometriose

La culpabilité peut être exacerbée si les membres de la famille ou les amis semblent également affectés émotionnellement par la maladie, par exemple, s’ils semblent tristes ou en colère. Dans ce cas, les personnes atteintes de maladies chroniques peuvent se sentir coupables d’avoir causé de la douleur et de la détresse à leur entourage.

Les stigmates sociaux

Les personnes atteintes de maladies chroniques peuvent souvent ressentir de la culpabilité en raison des préjugés et des stigmates sociaux associés à leur maladie. Les stigmates sociaux sont les attitudes et les croyances négatives qui sont associées à une maladie ou à une condition de santé particulière. Ces stigmates peuvent prendre la forme de préjugés, de discrimination, de malentendus et de fausses croyances sur la maladie.

Les personnes atteintes de maladies chroniques peuvent se sentir coupables d’être un fardeau pour la société, en raison des croyances négatives associées à leur maladie. Ils peuvent se sentir coupables de ne pas être capables de travailler ou de subvenir à leurs besoins financiers en raison de leur maladie, d’être perçues comme moins productives ou moins dignes en raison de leur maladie. Ils peuvent également se sentir coupables d’être différents des autres et d’avoir à gérer des symptômes et des limitations physiques ou mentales. Cette culpabilité peut être renforcée si la personne a honte de sa maladie ou si elle est en colère contre elle-même de ne pas pouvoir la cacher.

De plus, les personnes atteintes de maladies chroniques peuvent également faire face à des stigmates et des discriminations dans leur vie quotidienne. Par exemple, ils peuvent être victimes de discrimination à l’emploi ou être traités différemment par les professionnels de la santé en raison de leur maladie. Les stigmates sociaux peuvent donc avoir un impact considérable sur leur vie et leur bien-être.

Il est important de noter que les stigmates sociaux sont souvent basés sur des mythes et des fausses croyances. Les personnes atteintes de maladies chroniques ne devraient pas se sentir coupables de leur maladie ou de la manière dont elle est perçue par la société. Il est important de sensibiliser les autres aux maladies chroniques et aux conséquences qu’elles ont sur la vie des personnes qui en sont atteintes.

Les stratégies pour gérer la culpabilité liée à la maladie chronique

Il est important de comprendre que la culpabilité est un sentiment courant chez les personnes atteintes de maladies chroniques et qu’il est normal de ressentir de tels sentiments. Cependant, il est également essentiel de trouver des stratégies pour gérer ce sentiment afin de mieux vivre avec la maladie. Voici quelques stratégies pour gérer la culpabilité liée à la maladie chronique :

Se concentrer sur ce qui est possible

Les personnes atteintes de maladies chroniques peuvent souvent se sentir coupables de ne pas être en mesure de faire certaines choses en raison de leur état de santé. Cela peut les amener à se concentrer sur les aspects négatifs de leur vie et à se sentir encore plus coupables et désespérées. Pour gérer ces sentiments, il est important de se concentrer sur ce qui est possible, plutôt que sur ce qui ne l’est pas.

  • Établir des objectifs réalistes : Les personnes atteintes de maladies chroniques peuvent se fixer des objectifs réalistes pour leur santé et leur vie en général. Cela peut aider à réduire les sentiments de culpabilité en leur permettant de se concentrer sur ce qu’elles peuvent accomplir, plutôt que sur ce qu’elles ne peuvent pas.
    • Trouver des activités adaptées : Les personnes atteintes de maladies chroniques peuvent également chercher des activités adaptées à leur état de santé. Cela peut inclure des activités physiques, des loisirs ou des passe-temps qui peuvent être pratiqués à un rythme adapté. En trouvant des activités qui leur conviennent, les personnes atteintes de maladies chroniques peuvent se concentrer sur les choses qu’elles peuvent faire plutôt que sur celles qu’elles ne peuvent pas faire.
    • Accepter les limites de son corps : Il est important pour les personnes atteintes de maladies chroniques d’accepter les limites de leur corps. Cela peut les aider à éviter de se surmener et à préserver leur énergie pour les activités qui leur sont les plus importantes. En acceptant les limites de leur corps, les personnes atteintes de maladies chroniques peuvent se concentrer sur ce qui est possible plutôt que de se sentir coupables de ne pas pouvoir faire plus.
    • Cultiver des pensées positives : Les personnes atteintes de maladies chroniques peuvent également cultiver des pensées positives pour aider à gérer les sentiments de culpabilité. Cela peut inclure des affirmations positives, des méditations guidées ou des pratiques de gratitude. En se concentrant sur les aspects positifs de leur vie, les personnes atteintes de maladies chroniques peuvent se concentrer sur ce qui est possible plutôt que sur ce qui ne l’est pas.

Le pouvoir de l’acceptation
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Communiquer avec ses proches

La communication peut permettre de mieux gérer les conséquences de la maladie chronique sur son entourage. La maladie chronique ne touche pas seulement la personne atteinte, mais également son entourage proche. La communication peut jouer un rôle important dans la gestion des conséquences de la maladie sur les relations avec les proches. En effet, une communication ouverte et honnête peut aider à mieux gérer les émotions et les sentiments de culpabilité associés à la maladie chronique.

  • Exprimer ses sentiments : Les personnes atteintes de maladies chroniques peuvent éprouver des sentiments de culpabilité liés aux conséquences de leur maladie sur leur famille et leurs amis. La communication ouverte avec les proches peut permettre d’exprimer ces sentiments et de discuter des inquiétudes liées à la maladie. Cela peut aider à éviter les malentendus et à mieux comprendre les émotions de chacun.
    • Définir des limites claires : Les personnes atteintes de maladies chroniques peuvent avoir besoin de définir des limites claires avec leurs proches en termes de soutien et de prise en charge. En communiquant clairement leurs besoins et leurs limites, les personnes atteintes peuvent éviter de se sentir surchargées et les proches peuvent mieux comprendre comment les aider.
    • Impliquer les proches : Les personnes atteintes de maladies chroniques peuvent également impliquer leurs proches dans leur traitement et leur suivi médical. En impliquant les proches, les personnes atteintes peuvent obtenir un soutien supplémentaire et se sentir moins isolées.
    • Éduquer les proches : La communication peut également permettre d’éduquer les proches sur la maladie et ses conséquences. En expliquant les symptômes, les traitements et les ajustements de mode de vie nécessaires, les proches peuvent mieux comprendre la situation et offrir un soutien plus adapté.

Se renseigner sur sa maladie

Se renseigner peut aider à réduire le sentiment de culpabilité chez les personnes atteintes de maladies chroniques. En effet, la culpabilité peut souvent découler de la peur de l’inconnu et de l’impression que la maladie est entièrement de leur faute. En se renseignant sur leur maladie, les personnes atteintes peuvent mieux comprendre leur situation et réduire leur sentiment de culpabilité.

  • Comprendre les symptômes et les traitements : Une meilleure compréhension de la maladie peut aider à réduire la culpabilité en éliminant les questions et les doutes concernant les symptômes et les traitements. Les personnes atteintes peuvent discuter avec leur médecin ou chercher des informations sur leur maladie en ligne ou dans des livres pour mieux comprendre leur situation.
    • Prendre des décisions éclairées : En apprenant davantage sur leur maladie, les personnes atteintes peuvent prendre des décisions éclairées sur leur traitement et leur mode de vie. Cela peut inclure des décisions sur leur alimentation, leur activité physique et leur traitement médical. En prenant des décisions éclairées, les personnes atteintes peuvent se sentir plus en contrôle de leur situation et réduire leur sentiment de culpabilité.Éduquer les autres : Les personnes atteintes peuvent également se renseigner sur leur maladie pour éduquer les autres, notamment leur famille, leurs amis et leurs collègues. Cela peut aider à réduire la culpabilité en éliminant les malentendus et les stigmatisations associées à leur maladie.
    • Se sentir moins isolé : Se renseigner sur sa maladie peut aider à se sentir moins isolé en rencontrant d’autres personnes atteintes de la même maladie. Les personnes atteintes peuvent participer à des groupes de soutien en ligne ou en personne pour partager leur expérience et obtenir des conseils de personnes qui comprennent ce qu’elles vivent.

Parler à un professionnel de santé

Le sentiment de culpabilité peut être exacerbé par les difficultés liées à la gestion de la maladie, ainsi que par les conséquences de celle-ci sur la vie quotidienne. Dans ces situations, l’aide d’un psychologue ou d’un thérapeute peut être bénéfique pour aider à gérer ces sentiments de culpabilité.

  • Explorer les sources de la culpabilité : Un psychologue ou un thérapeute peut aider à explorer les raisons sous-jacentes de la culpabilité, qui peuvent être complexes et difficiles à comprendre pour la personne atteinte de la maladie chronique. En identifiant les sources de la culpabilité, il est possible de mieux comprendre les émotions et les pensées qui contribuent à ces sentiments.
  • Développer des stratégies pour gérer les sentiments de culpabilité : En travaillant avec un psychologue ou un thérapeute, les personnes atteintes de maladies chroniques peuvent apprendre des stratégies pour gérer les sentiments de culpabilité liés à leur état de santé. Cela peut inclure des techniques de gestion du stress, de la méditation ou de la pleine conscience, ainsi que des conseils sur la façon de parler de la maladie avec les autres.
  • Trouver un soutien émotionnel : En travaillant avec un psychologue ou un thérapeute, les personnes atteintes de maladies chroniques peuvent également trouver un soutien émotionnel pour faire face aux défis de la maladie. Cela peut inclure l’apprentissage de compétences en matière de communication, la résolution de problèmes et l’acquisition de compétences en matière de gestion de l’anxiété ou de la dépression.
  • Apprendre à accepter la maladie : La culpabilité peut souvent être le résultat de sentiments d’impuissance face à la maladie. Un psychologue ou un thérapeute peut aider à travailler sur l’acceptation de la maladie et à trouver des moyens de vivre avec elle. En acceptant la maladie, il est possible de se libérer des sentiments de culpabilité et de se concentrer sur les aspects positifs de la vie.

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S’entourer de personnes positives

S’entourer de personnes positives peut être un élément crucial pour gérer la culpabilité associée à une maladie chronique. Les amis et la famille peuvent fournir un soutien émotionnel essentiel en aidant à maintenir une attitude positive et en aidant à gérer les sentiments de culpabilité.

Les personnes atteintes de maladies chroniques peuvent souvent ressentir un sentiment d’isolement, de honte ou de frustration, qui peut être exacerbé par une mauvaise communication avec leur entourage. C’est pourquoi il est important de parler à des personnes positives et compréhensives de sa situation.

En effet, les personnes positives peuvent aider à changer l’état d’esprit de la personne atteinte de maladie chronique, en renforçant sa confiance en elle et en encourageant une vision plus positive de la vie. Le soutien émotionnel peut également aider à diminuer le stress et l’anxiété associés à la culpabilité.

En outre, les amis et la famille peuvent aider à trouver des moyens de participer à des activités qui sont encore possibles avec la maladie chronique, ou à découvrir de nouvelles activités qui peuvent être réalisées malgré les limitations. Ils peuvent également aider à réduire les tâches quotidiennes qui peuvent être difficiles pour la personne atteinte de maladie chronique.

Pratiquer l’auto-compassion

Cela peut être une stratégie efficace pour gérer les sentiments de culpabilité liés à la maladie chronique. Les personnes atteintes de maladies chroniques peuvent être très dures envers elles-mêmes et se blâmer pour leur situation. L’auto-compassion est l’acte de se traiter avec bienveillance, compréhension et compassion. L’auto-compassion permet de reconnaitre que la maladie n’est pas de leur faute et que c’est normal de ressentir des sentiments négatifs.

  • Être gentil avec soi-même : Les personnes atteintes de maladies chroniques peuvent apprendre à être gentilles avec elles-mêmes. Cela peut inclure des paroles encourageantes, des gestes aimables et une attitude bienveillante envers soi-même. En se traitant avec gentillesse, les personnes atteintes de maladies chroniques peuvent se donner la permission d’être humaines et de faire des erreurs.
  • Être présent à ses émotions : Les personnes atteintes de maladies chroniques peuvent également apprendre à être présentes à leurs émotions, sans jugement. Cela peut aider à éviter de se sentir submergé par les émotions et à développer une attitude plus compatissante envers soi-même.
  • Trouver des moyens de se réconforter : Les personnes atteintes de maladies chroniques peuvent également trouver des moyens de se réconforter lorsqu’elles se sentent tristes ou coupables. Cela peut inclure des activités qui leur procurent du plaisir, comme écouter de la musique, lire un livre ou prendre un bain relaxant.
  • Se pardonner : Pardonner signifie la fin de la culpabilité et du blâme. D’une part, développer de l’indulgence pour la personne imparfaite que je suis, se pardonner à soi d’être malade, cesser de se considérer comme un fardeau ou de chercher ce qu’on a bien pu faire pour mériter un pareil sort, renoncer à croire qu’on gâche la vie des autres ou qu’on leur impose une réalité qu’ils ne veulent pas. D’autre part, il s’agit aussi de pardonner aux autres d’être en santé, de continuer leur vie en dehors de nous. Pour le détail de cette étape, voir les douze étapes du pardon dans Monbourquette (2007).
  • S’accepter tel que l’on est : Les personnes atteintes de maladies chroniques peuvent également pratiquer l’acceptation de soi. Cela peut inclure l’acceptation de ses limites physiques, de ses émotions et de ses pensées. En s’acceptant tel qu’elles sont, les personnes atteintes de maladies chroniques peuvent apprendre à se pardonner et à se libérer de la culpabilité.

Le pouvoir de l’acceptation
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Chercher un sens

Chercher un sens peut être une stratégie utile pour gérer les sentiments de culpabilité liés à la maladie chronique.

  • Trouver un but : Les personnes atteintes de maladies chroniques peuvent chercher un but ou une mission qui leur est propre. Cela peut inclure des activités qui leur procurent du plaisir ou qui les aident à se sentir utiles, comme le bénévolat, l’écriture ou la peinture.
    • Trouver un sens spirituel : Les personnes atteintes de maladies chroniques peuvent également chercher un sens spirituel. Cela peut inclure la pratique d’une religion ou d’une spiritualité personnelle, qui peut aider à trouver un sens plus profond à la vie.
    • Trouver un sens dans l’expérience de la maladie : Les personnes atteintes de maladies chroniques peuvent également chercher un sens dans leur expérience de la maladie. Cela peut inclure la réflexion sur ce que la maladie leur a appris ou sur les changements positifs qu’elle a apportés dans leur vie.

Se libérer des injonctions et des obligations

« Je dois. » « Il faut. » « J’aurais donc dû » sont les premières expressions à éliminer pour se débarrasser de la culpabilité. « J’ai besoin », « j’ai envie » « J’aurais pu », « je pourrais » permettent de remplacer ces expressions et de se centrer sur soi sur ses besoins, sur ce qui fait sens pour soi. Gardons la culpabilité pour les procès, notre vie n’en est pas un.

Pour aller plus loin :
Podcast Bulle de bonheur #50 Je me libère de la culpabilité

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