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Quelles sont les causes de l’endométriose ?

Temps de lecture : 12 minutes

Les mécanismes qui sont à l’origine de l’endométriose ne sont toujours pas clairement identifiés. Il existe de nombreuses hypothèses scientifiques sur les « dysfonctionnements » du corps qui pourraient conduire au développement de la maladie. D’autres théories parlent également d’une cause psychique. Dans tous les cas, ce qui est certain, c’est que des facteurs de prédisposition, génétiques comme les antécédents familiaux ou épigénétique comme l’exposition environnementale, interviennent dans le développement de cette maladie. Revue des causes possibles de la maladie et des implications en termes de traitement.

Rappel : qu’est-ce que l’endométriose ?

L’endométriose est une maladie gynécologique fréquente, retrouvée chez 10% à 15% des femmes en âge de procréer. Cette proportion monte à près de 40% parmi les femmes qui souffrent de douleurs pelviennes chroniques, en particulier au moment des règles. Cette maladie a également été retrouvée chez des hommes ou des petites filles.

L’endométriose est une maladie caractérisée par la présence anormale de cellules ressemblant aux cellules de l’endomètre – l’endomètre est la muqueuse qui tapissent l’intérieur de l’utérus – en dehors de la cavité utérine. Ces cellules, qui ont une composition similaire mais non identique, se fixent sur différents organes du corps humain.

Les organes les plus souvent touchés sont :

  • les ovaires
  • les ligaments utéro-sacrés
  • le rectum (20% des femmes)
  • la vessie (5% des femmes)
  • le vagin

On retrouve également régulièrement des lésions sur :

  • les trompes
  • L’appendice
  • le péritoine (membrane qui tapisse la cavité à domino-pelvienne et tous les viscères qu’elle contient)
  • l’uretère (les conduits qui transportent l’urine des reins à la vessie)
  • les cicatrices (endometriose pariétale) notamment les cicatrices de césarienne, épisiotomie, hystérectomie, etc.)
  • le nombril
  • le diaphragme.

Ces lésions se comportent comme les cellules de l’endomètre et réagissent donc aux variations hormonales féminines, et particulièrement aux variations de l’œstrogène.

Elles provoquent différents symptômes pouvant être très handicapants pour la femme atteinte de la maladie : douleurs, problèmes digestifs, infertilité, troubles urinaires, etc.

Les théories liées au fonctionnement du corps

Actuellement, on ne connait toujours pas les causes de l’endométriose. Les recherches scientifiques avancent différentes théories pour expliquer l’origine de cette maladie mais aucune n’a pu apporter une explication complète et fiable sur les raisons du développement de cette maladie.

Pour certains scientifiques, plusieurs théories pourraient co-exister dans l’explication du développement de la maladie.

Le fait que la cause de l’endométriose n’est pas encore était déterminée est une des raisons principales de l’absence de traitement efficace contre cette maladie. Car il faut le rappeler : l’hormonothérapie et la chirurgie constituent des solutions temporaires pour gagner en confort de vie avec la maladie mais ne sont pas des traitements miracles :

Il faut également savoir qu’en fonction de la théorie privilégiée sur l’origine de la maladie, la manière de traiter l’endométriose sera assez différente.

Je vous présente ci-après l’état des recherches scientifiques aujourd’hui.

La théorie de la métaplasie

Apparue en 1919, la théorie de la métaplasie est la première théorie à avoir fait son apparition pour expliquer les raisons du développement de l’endométriose.

Dans le jargon médical, la métaplasie est la transformation d’un tissu cellulaire différencié en un autre tissu cellulaire différencié. Il s’agit d’un phénomène adaptatif et réversible qui se produit le plus souvent en réponse à une agression tissulaire répétée et prolongée (inflammation, irritation mécanique ou chimique, infection), le tissu de remplacement étant mieux armé que le tissu original contre la dite agression.

Dans le cas de l’endométriose, ce serait les cellules de la membrane qui soutient et recouvre les organes présents dans la cavité abdominale – le péritoine – qui auraient la capacité de se transformer spontanément en cellules ressemblant aux cellules de l’endomètre, sans qu’on en connaisse les causes.

Cette hypothèse repose sur le fait que, lors du développement de l’embryon dans le ventre de la mère, les cellules de l’endomètre et les cellules du péritoine dérivent d’une même souche de cellules appelée le « mésothélium cœlomique ».

La théorie du reflux rétrograde ou théorie de Sampson

La deuxième théorie à avoir fait son apparition est celle de J. A. Sampson, gynécologue américain, qui, en 1921, a supposé que la menstruation rétrograde serait la raison du développement de l’endométriose.

La menstruation rétrograde est le fait que le flux du sang pendant les règles ne s’évacue pas correctement par le vagin mais reflue par les trompes pour se déverser dans le cavité abdominale.

La théorie de l’implantation

Selon la théorie de l’implantation, ou plus exactement dite de la régurgitation et de l’implantation, les cellules endométriales refluent par la trompe dans le petit bassin (régurgitation), puis vont s’implanter et forment, progressivement, des foyers plus ou moins étendus d’endométriose. C’est une théorie qui dérive et complète celle de Sampson.

C’est cette théorie qui prévaut à l’heure actuelle dans le cadre du traitement de l’endométriose.

Qu’est-ce que cela implique en matière de traitement ?

Dans le mesure où cette théorie considère que ce sont les règles par le mécanisme de reflux qui engendrent les lésions, le traitement hormonal progestatif qui permet de stopper les règles est privilégié.

Il est important de rappeler que, chez certaines femmes, l’endométriose continue de se développer malgré la prise en continu d’un traitement d’hormonothérapie destiné à bloquer les règles.

La théorie de l’embryogénèse

La théorie du reflux est de plus en plus discréditée par les recherches scientifiques et ce pour plusieurs raisons :

  • 90% des femmes vivent un reflux pendant les règles hors seulement 10 à 15% d’entre elles sont atteintes d’endométriose
  • Les lésions d’endométriose ont une composition différente des cellule de l’endomètre
  • Des lésions d’endométriose ont été retrouvées chez des femmes qui sont nées sans utérus, chez de hommes. Des lésions ont également été retrouvées lors d’autopsies chez des fœtus féminins ou alors chez des nourrissons de quelques mois à peine.

Les lésions des fœtus se trouvent dans les mêmes localisations et dans les mêmes pourcentages que chez la population féminine adulte.

Au fil de ses recherches, le Docteur David Redwine a développé une autre théorie sur l’origine de l’endométriose. L’endométriose aurait une origine embryonnaire : il s’agirait d’une anomalie lors du développement des organes du fœtus dans le ventre de la mère.

Au moment de la conception, des facteurs génétiques, environnementaux et accidentels se combinent pour donner naissance à des débuts de lésion sur les organes du petit bassin. Le docteur Redwine parle de « Mülleriose » plutôt que d’endométriose.

Ses travaux ont été complétés par ceux des Docteurs Ronald Elmer Batt et Pietro Signorile.

Qu’est-ce que cela implique en matière de traitement ?

Les partisans de cette théorie expliquent que les traitements hormonaux et autres traitements de l’endométriose sont inefficaces et chronicisent la maladie et que la seule et unique solution pour venir à bout de la maladie est la chirurgie par exérèse.

Aujourd’hui, deux chirurgies conservatrices sont proposées :

  • l’ablation
  • ou l’exérese.

Quelle est la différence entre les deux ?

L’ablation consiste à détruire les lésions par différentes procédures : cautérisation, vaporisation au Laser, shaving : ablation harmonique au scalpel.
Elle est proposée et effectuée par la très grande majorité des gynécologues. Cette chirurgie ne traite que la surface des lésions (en laissant la « racine ») et donc du problème. C’est pour cela que la très grande majorité des patientes traitées de cette manière récidivent : 60 à 80% dans les deux ans. La probabilité d’une amélioration de la fertilité à long terme est faible.

L’exérèse (ou excision) : lors de ce type de chirurgie, une incision est pratiquée autour de la lésion et supprime ainsi en profondeur la lésion. Cette incision est faite avec des ciseaux ou un laser CO2. Cette chirurgie est plus difficile à pratiquer sur l’ablation. Cette approche limite à 10% le taux de récidive dans la première année.

Il faut cependant noter, dans les deux cas, le risque d’adhérence ou de problème digestif ou urinaire si un des deux systèmes étaient touchés.

La théorie du déficit du système immunitaire, appelée aussi théorie de la transplantation ou l’induction

L’endométriose est soupçonnée d’être une maladie auto-immune.

Une maladie auto-immune est une maladie caractérisée par un dysfonctionnement du système immunitaire : en réponse à une agression extérieure (virus, bactérie…), ce dernier « attaque » l’organisme au lieu de le protéger. Aujourd’hui, la recherche avance pour tenter de mieux comprendre le mécanisme des maladies auto-immunes et les facteurs favorisant leur apparition.

Il n’est pas possible de guérir d’une maladie auto-immune. En revanche, une amélioration de l’hygiène de vie sur les plans physique, mental, émotionnel et spirituel et/ou des traitements médicaux peuvent aider à apaiser certains symptômes.

Aujourd’hui, on recense près de 80 maladies autoimmunes et parmi les plus répandues on peut citer le psoriasis, la maladie de Crohn, le vitiligo la sclérose en plaques, la polyarthrite rhumatoïde, le diabète de type 1, le lupus, etc. Elles affectent près de 5 millions de Français.

Pour l’endométriose, dans le cadre de la théorie du reflux selon laquelle le sang des règles ne s’évacuerait pas correctement par le vagin mais refluerait par les trompes (ce qui est le cas chez 90% des femmes en âge de procréer), c’est une défaillance du système immunitaire qui empêcherait la destruction de ces cellules chez 10 à 15% des femmes et serait donc à l’origine de la création des lésions d’endométriose.

Le système immunitaire serait déficient pour localiser et détruire les foyers d’endométriose.

Une autre hypothèse serait que les substances libérées à partir des cellules endométriales présentes dans la cavité abdominale à cause du reflux auraient pour effet d’induire le mécanisme de métaplasie (mécanisme décrit plus haut) chez les femmes qui présenteraient une déficience du système immunitaire. C’est la théorie de Levander et Norman publiée en 1955.

Qu’est-ce que cela implique en matière de traitement ?

Comme dans le cadre de la théorie du reflux, c’est l’hormonothérapie qui prévaut.

Cependant, comme dans les cas de maladie auto-immune, il est important d’aider son système immunitaire en ne rajoutant pas de difficultés avec un intestin poreux/perméable (veiller à son alimentation pour entretenir sa barrière intestinale) et en le soutenant grâce à une alimentation riches en anti-oxydants, etc.

La théorie de la transplantation

La dernière théorie évoquée est celle de la transplantation ou de l’induction. Elle suggère que lors des règles, les cellules de l’endomètre pourraient passer dans la circulation sanguine (Sampson en 1927) ou dans la lymphe (Halban en 1925) à l’occasion des règles et migrer ailleurs essaimant dans tout l’organisme.

Cette théorie pourrait expliquer les différentes localisations que la maladie peut avoir.

Les facteurs de prédisposition au développement de l’endométriose

Les facteurs génétiques

Une centaine de publications ont mis en évidence que les antécédents familiaux sont un facteur de risque d’endométriose.

En 2012, une équipe de la Yale University a mis en évidence une mutation sur le gène Kras (gène stimulant la croissance et la prolifération tissulaire) au niveau des let-7 ; cette mutation est retrouvée chez 31 % des femmes suivies pour endométriose alors qu’elle n’est retrouvée que chez 5 % des femmes dans la population générale.

Globalement, chez 10 % des femmes atteintes d’endométriose, il y a un facteur génétique expliquant l’origine de la maladie. Ainsi, si d’autres femmes de la même famille sont atteintes d’endométriose, une femme a plus de risque de souffrir d’endométriose.

Attention, cependant, cela ne montre pas que l’endométriose est une maladie génétique.

Les facteurs épigénétiques

Alors que la génétique correspond à l’étude des gènes, l’épigénétique s’intéresse aux informations supplémentaires qui définissent comment ces gènes vont être ou ne pas être utilisés par une cellule.

L’épigénétique correspond donc à l’étude des changements dans l’activité de nos gènes, n’impliquant pas de modification de l’ADN et pouvant être transmis lors des divisions cellulaires. Les modifications épigénétiques sont réversibles contrairement aux mutations qui affectent la séquence d’ADN.

Les modifications épigénétiques sont induites par l’environnement au sens large : la cellule reçoit en permanence toutes sortes de signaux l’informant sur son environnement, de manière à ce qu’elle se spécialise au cours du développement, ou ajuste son activité à la situation.

Ces signaux, y compris ceux liés à nos comportements (tabagisme, alcool, alimentation, stress, sommeil, exposition au soleil, …), peuvent conduire à des modifications dans l’expression de nos gènes, sans affecter leur séquence. Le phénomène peut être transitoire mais certaines modifications peuvent également être pérennes.

Dans le cadre de l’endométriose, les facteurs environnementaux sont considérés comme ayant une influence sur le développement de la maladie chez l’être humain, et tout spécialement les substances chimiques.

En effet, les différentes substances chimiques qui nous entourent peuvent avoir un impact important sur notre équilibre hormonal et influencer le développement de la maladie. Car l’endométriose est une maladie hormono-dépendante et les substances chimiques seraient suspectées d’interférer avec la production d’œstrogène.

Ces substances alimentent le développement de l’endométriose : création de nouvelles lésions mais aussi croissance de celles déjà existantes.

Pour mieux comprendre le fonctionnement de l’équilibre hormonal dans le cadre de l’endométriose et comment en prendre soin et retrouver un vrai mieux-être avec la maladie, je vous invite à lire mon article de blog dédié.

Voyons quelles sont les substances incriminées.

Les pesticides organo-chlorés

Différentes études épidémiologiques ont révélé un lien entre les pesticides organochlorés et les pathologies hormono-dépendantes. Les pesticides organochlorés sont capables d’imiter l’œstrogène et provoquent une augmentation du taux d’œstrogène dans l’organisme. Différentes études menées en laboratoire sur des tissus humains ont montré que des pesticides organochlorés aux  propriétés œstrogéniques et à effets néfastes sur la reproduction peuvent altérer l’utérus, les ovaires et la production d’hormones.

Une étude publiée par la revue Environmental Health Perspectives a démontré que les pesticides organochlorés augmenteraient le risque d’endométriose de 30 à 70%. L’étude explique que les produits chimiques persistants dans l’environnement, y compris ceux utilisés dans le passé, peuvent affecter la santé de la génération actuelle de femmes en âge de procréer en ce qui concerne une maladie provoqués par les hormones.

Les autres composés organo-chlorés

La dioxine

Egalement classées parmi les composés organo-chlorés, les dioxines sont des substances omniprésentes dans le sol, les sédiments et l’air.

Les principales sources d’émission de dioxines sont les incinérateurs de déchets. Véhiculées par l’air, elles se déposent dans les champs et les rivières et se retrouvent dans notre alimentation par le biais des animaux élevés dans les champs.

Les dioxines sont considérées comme des perturbateurs endocriniens. Elles s’accumulent dans l’organisme et peuvent dérégler les systèmes hormonaux, provoquer des maladies de peau, réduire les défenses immunitaires, etc. Elles feraient partie des produits chimiques responsables du développement de l’endométriose chez les femmes qui ont été en contact avec celle-ci.

Plusieurs études l’ont montré :

  • l’Agence américaine de protection de l’environnement a mené des études visant à déterminer les effets de la dioxine sur l’apparition de l’endométriose in vivo
  • En 2005, Jean-François Heilier, toxicologue de l’Université catholique de Louvain (Belgique) a notamment démontré que la dioxine représentait un facteur de risque de développer l’endométriose (Environmental and host-associated risk factors in endometriosis and deep endometriotic nodules: a matched case-control study).
  • Publiée en février 2019, une méta-analyse française de 17 études (Human epidemiological evidence about the associations between exposure to organochlorine chemicals and endometriosis: Systematic review and meta-analysis) indique que le risque de développer une endométriose était de 1,65 plus élevé chez les femmes exposées aux dioxines

Les dioxines sont notamment contenues dans les tampons hygiéniques mais également dans notre alimentation, elles s’accumulent dans les graisses animales (viandes, poissons, œufs et produits laitiers).

Les PCB

Les PCB sont également considérés comme des composés organo-chlorés. Un étude réalisée par Campbell et  coll. a démontré l’impact de l’exposition aux PCB (Aroclor  1254) sur le développement d’une endométriose digestive chez le singe Rhésus.

D’autres perturbateurs endocriniens, comme le bisphénol A ou les phtalates, sont suspectés d’entraîner une hyperoestrogénie et d’avoir un impact important sur l’endométriose.

Qu’est-ce que cela implique en termes de mieux-être avec l’endométriose ?

Lorsqu’on est atteinte d’endométriose, il est indispensable de faire attention à tout ce que l’on met dans et sur son corps et particulièrement à son alimentation pour éviter les perturbateurs endocriniens. Dans ce cadre, il est recommandé de privilégier dans la mesure où le budget le permet une alimentation la plus biologique possible, tout spécialement pour les fruits, les légumes et légumineuses puis pour les protéines.

De même, il est recommandé de faire très attention à tous les produits d’hygiène et de beauté appliqués sur la peau et aux produits d’entretien utilisés régulièrement dans l’habitat.

Les théories proposant une origine « psychique »

D’après le docteur Jean Belaisch, gynécologue, l’introduction de la dimension psychique dans la problématique médicale permet d’élargir le champ de l’endométriose en considérant qu’une femme ne se réduit pas à son corps biologique, mais est aussi un être humain total, avec une histoire personnelle et familiale, des sentiments, des espoirs de maternité, des amours, et surtout, une vie sexuelle qui, comme toute vie sexuelle, ne va pas forcément, d’emblée, de soi.

Cette approche considère aussi que les causes de l’endométriose sont toujours inconnues à l’heure actuelle et s’interroge sur le pourquoi : pourquoi les cellules endométriales se greffent-elles chez certaines femmes et pas chez toutes les femmes ?

La théorie des traumatismes émotionnels prolongés

Certaines théories sur l’origine de l’endométriose accréditent le fait que l’endométriose serait la forme physique d’un syndrome post-traumatique.

L’origine, la cause, l’étiologie dans un cas sur deux, ferait apparaître un psychotraumatisme, la plupart du temps d’ordre sexuel (survenue catastrophique des première règles, attouchements, viol, inceste…), dans l’enfance ou dans l’adolescence, jusqu’au début de l’âge adulte.  et, surtout, qui n’a pas été, en son temps, parlé, ou suffisamment parlé.

Cette théorie est soutenue par Jean-Michel LOUKA, psychanalyste à Paris dans son article « Endométriose et inconscient, introduction à la dimension psychique de l’endométriose », publié dans la lettre du gynécologue en janvier 2006.

Elle est également soutenue par le docteur Michele Pierobon, gynécologue. Elle a réalisée une étude portant sur 100 patientes atteintes d’endométriose pour rechercher les traumatismes

Etude de 100 patientes endométriosiques: recherche de trauma M Pierobon 2014

Pour en savoir plus : Endométriose causalité et traitement psychiques

La théorie des mémoires transgénérationnelles

D’autres théories accréditent le fait que l’endométriose prendrait racine dans les mémoires de nos lignées familiales. Les mémoires transgénérationnelles sont des traumatismes qui se transmettent de génération en génération et dont la science a prouvé qu’ils affectaient l’ADN.

Parmi ces mémoires, on peut citer : un deuil d’enfant, une interruption volontaire de grossesse, des violences dites sexuelles pendant l’enfance et/ou l’adolescence (attouchements, viols, inceste).

Il est important de s’intéresser à la symbolique de la maladie et à ce que ce sang présent dans notre corps peut représenter. Pour Nina Notario, ce sang représente les liens de sang et la fluidité familiale. C’est dans ce cadre qu’il faut parfois aller creuser du côté des pistes transgénérationnelles.

Sur le sujet, vous pouvez consulter sur Instagram le live que j’ai fait avec Emmanuelle Moré-Vichard et celui que j’ai fait avec Nina Notario, toutes les deux thérapeutes du féminin.

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