
Les douleurs d’endométriose sont multifactorielles. Causées par l’inflammation, par l’irritation des nerfs, par les émotions et par bien d’autres facteurs, elles sont handicapantes au quotidien pour les femmes qui souffrent de la maladie. La médecine allopathique propose des solutions palliatives (pilule, chirurgie) mais aucun traitement qui permet de guérir ces douleurs. Les approches complémentaires permettent de gagner un vrai mieux-être avec la maladie de manière naturelle.
Longtemps considérée par la médecine allopathique comme un simple signal d’alarme visant à protéger le corps, la douleur est aujourd’hui considérée comme une manifestation complexe, qui mérite toute l’attention de la médecine.
La douleur serait à l’origine de près de deux tiers des consultations médicales :
Selon la définition officielle de l’Association internationale pour l’étude de la douleur (IASP), « la douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, associée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle, ou décrite dans ces termes ».
La douleur est donc à la fois une sensation communément vécue et un phénomène complexe, dont l’expression varie énormément selon les individus. En effet, la douleur repose avant tout sur le ressenti du patient. De plus, elle n’est pas systématiquement liée à une lésion. Cela la rend difficile à quantifier et à qualifier.
On distingue habituellement deux catégories de douleur, aiguë et chronique, en fonction de leur durée :
Différentes formes de douleurs peuvent être distinguées selon les mécanismes physiologiques en jeu :
Dans certains cas, comme les troubles fonctionnels intestinaux ou la fibromyalgie, aucune lésion (inflammatoire ou neurologique) ne peut être identifiée : les mécanismes de ces douleurs sont encore mal connus. Le terme de douleurs dysfonctionnelles a été proposé pour les nommer, car ces douleurs pourraient être liées à des dysfonctions des systèmes endogènes de modulation de la douleur.
On parle alors DES douleurs car chaque douleur est unique, complexe et multifactorielle et votre capacité à gérer une douleur dépend de nombreux facteurs.
Il existe plusieurs échelles qui permettent à une personne ressentant une douleur d’évaluer son intensité et de la communiquer au personnel soignant afin d’obtenir l’aide nécessaire. Ces échelles aident à identifier, à quantifier, à qualifier ou à décrire la douleur. La plus connue est l’échelle numérique simple qui consiste à noter de 1 à 10 le niveau de sa douleur.

La douleur est le symptôme le plus fréquemment retrouvé chez les femmes atteintes d’endométriose. Ainsi, entre 50 et 91 % des femmes atteintes de la maladie (source Endofrance par compilation de différentes études) se plaignent de douleurs.
Chez une grande majorité des femmes atteintes d’endométriose, les douleurs peuvent être liées aux règles (dysménorrhée). Liées au cycle, les douleurs peuvent également apparaître au moment de l’ovulation. Elles peuvent survenir durant les rapports sexuels (dyspareunie), au moment de la défécation, pour uriner (dysurie). Elles peuvent être pelviennes ou abdominales (ombilicales, mais aussi intestinales, …) ou bien encore dorsales (lombaires notamment).
Les douleurs peuvent être situées à différents endroits du corps en fonction de la localisation des lésions et des adhérences mais aussi des répercussions des lésions sur les organes environnants (par exemple dans l’épaule lors d’une lésion sur le diaphragme) ou douleurs pelviennes irradiant jusque dans la jambe (cruralgie).
Il est important de noter que certaines femmes atteintes d’endométriose ne ressentent pas de douleur pendant les règles. L’endométriose peut être asymptomatique et se développer sans douleur, sans bruit, etc. Le diagnostic est alors fait la plupart du temps lors d’un bilan de fertilité dans le cadre d’un projet bébé.
Par ailleurs, des femmes qui ont eu beaucoup de douleurs avec l’endométriose peuvent avoir trouvé leur chemin pour mieux vivre avec la maladie et avoir trouvé les solutions qui leur conviennent pour ne plus avoir de douleurs.
Je fais partie de ces femmes. Si ça t’intéresse, je peux t’accompagner sur ce chemin dans le cadre du programme que je propose pour soulager tes douleurs d’endométriose de manière complètement naturelle.
La grossesse constitue un état hormonal spécifique durant lequel :
Cependant, durant la grossesse surviennent d’autres changements notamment ligamentaires.
Dans la majorité des cas de femmes atteintes d’endométriose, les douleurs sont invalidantes et peuvent entraîner une incapacité totale ou partielle pendant quelques jours, voire, pour les cas les plus sévères, permanente.
Ces douleurs ne passent pas avec de simples antalgiques et nécessitent souvent des antalgiques puissants et même des dérivés morphiniques.
Toutes les femmes qui ont des douleurs de règles n’ont pas d’endométriose.
| Quels sont les signes qui montrent que vos douleurs de règle sont anormales ? · la douleur ne cède pas avec un simple antalgique ou un anti-spasmodique · la douleur dure plus de un à deux jours à chaque période menstruelle · la douleur revient chaque mois, de plus en plus forte, de plus en plus présente · la douleur est présente à d’autres moments que pendant les menstruations · l’étirement ou le mouvement ne soulage pas la douleur · vous avez l’impression que vous allez vomir ou vous évanouir · vous ne pouvez pas poursuivre vos activités quotidiennes : sortie entre amis, effort physique comme se tenir debout ou porter un sac de courses · la douleur vous empêche d’aller travailler ou d’aller à l’école ou de faire vos études |
Ces douleurs et ces symptômes doivent faire suspecter une endométriose et doivent amener à consulter un gynécologue spécialiste de l’endométriose qui sera à même de diagnostiquer la maladie et de proposer un traitement spécifique. Pour trouver un médecin spécialisé sur l’endométriose, le plus simple est de se rapprocher dans un centre de référence de l’endométriose. Il en existe dans à peu près toutes les grandes villes de France. Le réseau Résendo propose également différents spécialistes (plutôt en région parisienne). Les associations comme Endomind et Endofrance référencent également des médecins spécialisés dans la maladie.
La douleur fait partie des différents phénomènes qui accompagnent le mécanisme de l’inflammation (il y a cinq signespouvant indiquer une inflammation aiguë ou chronique : la rougeur, la sensation de chaleur, l’enflure, la douleur et la difficulté à bouger normalement la zone touchée du corps).
En l’occurrence, dans le cadre de l’endométriose, l’inflammation est générée par la présence à des endroits anormaux de cellules ressemblant aux cellules de la muqueuse utérine. Le système immunitaire ne les reconnaissant pas, il va lutter en permanence pour les supprimer. La douleur peut donc être constante.
Les adhérences sont causées par les saignements répétés des lésions d’endométriose : le sang ne pouvant pas s’évacuer et les lésions situées sur les organes étant « à vif », les organes vont être amenés à se coller entre eux et ainsi à perdre en mobilité et en souplesse.
On peut prendre l’exemple des ovaires qui vont se coller à l’utérus ou du colon qui peut se coller à l’utérus également.
Chez les femmes dont l’endométriose est très développée et les adhérences nombreuses, tous les organes peuvent être collés les uns aux autres.
Cette restriction de mouvement engendre de facto des douleurs puisque le moindre mouvement, quand on bouge, lors des rapports sexuels, lors de l’émission des selles, etc. va tirer sur les autres organes…
Les adhérences peuvent également être causées par les cicatrices chirurgicales. Cela peut arriver chez les femmes qui ont subi une ou plusieurs césariennes.
Sans traitement hormonal, les lésions d’endométriose saignent tous les mois et le sang qui se retrouve dans le bassin ne peut pas s’évacuer. Il va venir irriter les nerfs qui sont dans le petit bassin et cette irritation des nerfs génère de la douleur.
En fonction de leur localisation, les nodules et kystes d’endométriose peuvent générer de la douleur pendant les rapports sexuels, lors de l’émission des selles ou des urines ou à tout autre moment du quotidien car les nodules et les kystes appuient là où il ne faudrait pas.
Quand on est atteinte d’endométriose, lors des règles, les contractions utérines pour évacuer l’endomètre peuvent être tellement violentes qu’elles peuvent générer des douleurs très intenses.
Cela peut également être le cas lors de la digestion ou lors de la défécation si l’inflammation est très importante et que les intestins et le rectum se contractent très fortement.

Enfin, une raison peu souvent évoquée mais qui me semble très importante à prendre en compte est l’impact des émotions sur la douleur. J’ai constaté chez moi mais également chez beaucoup de femmes que j’accompagne que des émotions (colère, tristesse, peur) mal digérées durant le cycle précédent peuvent avoir un fort retentissement pendant les règles, pendant l’ovulation ou à tout autre moment du cycle.
Parmi ces émotions, le stress est une des sources de déclenchement d’une crise d’endométriose.
Globalement, on constate qu’il n’y a pas de règles spécifiques pour l’apparition de la douleur mais plutôt des facteurs qui pourraient déclencher une crise. Parmi ces facteurs, on peut citer :
Cela est différent chez chaque femme et ces facteurs peuvent se cumuler.
[sharethis-inline-buttons]Pour calmer les douleurs d’endométriose, la médecine allopathique propose plusieurs types de médicaments (analgésiques ou antalgiques) qui sont classés par palier (paliers décrits par l’Organisation mondiale de la santé) en fonction de leur puissance.
Il s’agit de l’aspirine, le paracétamol et les anti-inflammatoires non stéroïdiens, par exemple l’ibuprofène. La plupart des médicaments du palier 1 peuvent être achetés sans prescription médicale (mais pas ceux des autres paliers) et un même médicament peut être vendu sous différentes marques. Pour que le traitement soit efficace, il faut respecter les doses et horaires prescrits par le médecin. Le paracétamol n’est pas efficace chez la plupart des femmes atteintes d’endométriose. Les anti-inflammatoires de nombreux effets secondaires (notamment sur le système digestif avec brûlures d’estomac, remontées acides, etc.). Parmi ces anti-inflammatoires, certains sont assez controversés : l’Antadys par exemple est suspecté d’altérer la fertilité de la femme.
Il s’agit de la codéine, la nalbuphine, le tramadol ou des associations de médicaments de paliers 1 et 2. Ces médicaments peuvent être très efficaces mais comportement également des effets secondaires et des risques importants comme l’accoutumance, la sédation, etc.
Il est à noter d’ailleurs qu’ils ne soulagent pas les douleurs neuropathiques.
Il s’agit de la morphine. Les réticences à prescrire la morphine ont longtemps empêché les médecins de calmer les douleurs les plus fortes.
Une fois le diagnostic de l’endométriose posé, la médecine allopathique propose deux solutions pour améliorer la qualité de vie des femmes atteintes de la maladie.
La pilule constitue LE traitement prescrit par le gynécologue pour stopper les douleurs d’endométriose. La pilule constitue un traitement hormonal qui pris en continu (tous les jours, sans la semaine habituelle d’interruption) a pour effet en théorie de bloquer le cycle naturel de la femme et donc de bloquer les règles et de supprimer les douleurs notamment pendant les règles.
La pilule est assez souvent efficace pour beaucoup de femmes mais il faut savoir que pour certaines femmes cela ne soulage pas la douleur (notamment quand la douleur n’est pas cyclique) et qu’il y a des risques associés à la prise de pilule (risques cardio-vasculaires ou de cancers).
Parmi les effets indésirables de la pilule (toutes pilules confondues), on recense : la prise de poids, des bouffées de chaleur, changements d’humeur, une sécheresse vaginale, parfois des effets androgéniques (acné, poils au visage), maux de tête, perte minérale osseuse, etc.
Par ailleurs, il peut exister chez certaines femmes des contre-indications (antécédents familiaux, phlébite…).
Si la pilule peut soulager efficacement la douleur, elle ne constitue pas un remède miracle pour guérir de l’endométriose.
Enfin, c’est un traitement qui ne peut pas être pris en cas de désir de grossesse.
Il existe différents types de pilule (avec effet contraceptif, sans effet contraceptif, etc.) et je vous invite à consulter votre gynécologue pour voir celle qui vous conviendrait le mieux.
Le stérilet hormonal peut également être prescrit par certains gynécologues mais il est souvent très mal supporté par beaucoup de femmes atteintes d’endométriose et ce tout particulièrement en cas d’adénomyose.
La chirurgie permet de retirer les lésions et potentiellement de supprimer les douleurs.
Pour en savoir plus sur la chirurgie, je vous invite à consulter mon article dédié ici.
Nous l’avons vu plus haut, les douleurs d’endométriose sont multiples et multifactorielles. Il est alors indispensable de consulter plusieurs professionnels différents qui pourront vous aider avec chaque type de douleur :
Il existe un grand nombre de possibilités pour réduire les douleurs d’endométriose naturellement sans médicament antalgique et sans pilule.
Quelques exemples parmi tant d’autres :
Je propose également un accompagnement dédié à soulager naturellement les douleurs d’endométriose dont les 10 astuces ne sont que la mise en bouche.
