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Pilule et endométriose : vraie solution ou fausse amie ?

Temps de lecture : 12 minutes

L’endométriose est une maladie hormono-dépendante dont l’évolution dépend, notamment, du cycle féminin. La « pilule », qui est un traitement hormonal, permet de mettre sur pause le cycle féminin et donc de soulager les douleurs pour un grand nombre de femmes. La pilule offre donc pour beaucoup de femmes un vrai atout en réduisant les douleurs et en rétablissant un vrai bien-être. Mais ce traitement hormonal comporte également des effets secondaires bien connus et d’autres moins connus qu’il est important de prendre en compte quand il revient de faire un choix sur la manière dont on va traiter le corps avec la maladie.

En préambule de cet article, je souhaite rappeler qu’il n’existe pas aujourd’hui de traitement définitif de l’endométriose, même si la chirurgie et/ou l’hormonothérapie peuvent selon les cas stopper l’évolution de cette maladie durant plusieurs années.

En fonction de chaque femme et du degré de sévérité de la maladie, le traitement sera différent. Les femmes qui sont atteintes d’endométriose superficielle n’ont pas besoin d’un traitement particulier car il arrive que les lésions régressent spontanément. Cel représente environ 30% des femmes atteintes d’endométriose.

Pour les 2/3 restants, I’endométriose évolue, parfois vers d des formes sévères, invalidantes pour le quotidien. Un suivi médical auprès d’experts (nos bénévoles régionales peuvent vous orienter) est souvent nécessaire pour une prise en charge multimodale et adaptée à chaque personne, en fonction de ses souhaits (désir de grossesse ou non) et du retentissement de la maladie sur sa qualité de vie.

Pourquoi la pilule est-elle prescrite en cas d’endométriose ?

Qu’est-ce que l’endométriose ?

L’endométriose est une maladie gynécologique inflammatoire chronique. Elle est due à la présence de cellules qui ressemblent (elles présentent des caractéristiques similaires) aux cellules de l’endomètre (muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus) en dehors de l’utérus. Ces cellules colonisent les différents organes du petit bassin (ovaires, trompes, vessie, rectum, ligaments utéro-sacrés) ainsi que potentiellement d’autres organes du corps féminin plus éloignés de l’utérus (intestin, diaphragme, poumon, cerveau, etc.). En s’installant sur les organes, elles créent des lésions, des kystes (appelés aussi endométriomes), des nodules, etc.

Sous l’effet du cycle hormonal et plus particulièrement des œstrogènes, ces lésions ont le même comportement que l’endomètre. Au fil du cycle, les lésions grossissent puis se désagrègent et saignent au moment des règles.

Cela peut provoquer de grosses douleurs pendant les règles ET en dehors des règles. Cela peut également générer une longue série de symptômes notamment dus à l’inflammation provoquée par la présence de cellules dans des endroits où elles ne devraient pas être et du coup qui sont non reconnues par le système immunitaire.

Le traitement hormonal, traitement de première intention pour soulager les douleurs d’endométriose

En 2006, le Collège national des gynécologues obstétriciens français (CNGOF), a publié des recommandations sur la manière de traiter l’endométriose. Ces recommandations indiquent que le traitement de base pour soulager les douleurs d’endométriose repose sur la prise d’un traitement hormonal : « Un traitement médical hormonal visant à l’obtention d’une aménorrhée (absence de règles) est recommandé dans le but de traiter les symptômes douloureux de l’endométriose ».

Il est important de noter ici que le traitement hormonal a pour premier, et seul objectif mentionné dans ces recommandations, de soulager les douleurs. Il n’est pas indiqué que le traitement hormonal permet d’éviter le développement et la progression de la maladie. Je reparle du sujet plus bas dans l’article.

D’ailleurs, la plupart des lésions comme les adhérences, les endométriomes (situés au niveau de l’ovaire), les lésions fibreuses cicatricielles sont insensibles aux hormones et ne régressent pas grâce au traitement hormonal.

Pour en savoir plus sur les douleurs d’endométriose et comment les gérer, vous pouvez consulter l’article que j’ai rédigé sur le sujet : A quoi sont dues les douleurs d’endométriose et comment les soulager ?

Quels sont les traitements hormonaux recommandés pour l’endométriose ?

Il existe plusieurs types de traitement hormonaux recommandés pour l’endométriose :

  • progestatifs en continu
  • contraceptifs œstroprogestatifs monophasiques en continu,
  • stérilet hormonal au lévonorgestrel
  • analogues de la Gn-RH ou danazol (hormone proche de la testostérone qui bloque l’activité des oestrogènes et de la progestérone).

En première intention, les contraceptifs œstroprogestatifs monophasiques en continu

Certaines pilules contraceptives peuvent être conseillées en cas d’endométriose quand elles contiennent un tout petit peu d’oestrogènes, ce qui permet d’éviter une partie des effets secondaires de la pilule progestative.

Il est important que la pilule contraceptive contienne un très petite quantité d’oestrogènes car ce sont les oestrogènes qui font se développer les lésions d’endométriose.

En deuxième intention, les progestatifs en continu

La prise d’une pilule microprogestative au désogestrel bloque l’ovulation et empêche la libération des oestrogènes qui sont les hormones qui stimulent les lésions d’endométriose (comme l’endomètre dans l’utérus). Généralement bien tolérée, cette solution s’avère toutefois moins efficace, de l’ordre de 30 à 40 %,

Zoom sur le Lutéran ou Lutenyl (acétate de chlormadinone).
 
Le Lutéran et le Lutenyl sont des traitements régulièrement prescrits pour les femmes atteintes d’endométriose et qui sont particulièrement efficaces.
Mais une polémique a émergé durant ces dernières années sur ces deux traitements hormonaux. 
En effet, le 17 juin 2020, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) s’exprimait sur le sur-risque de développer chez la femme exposée aux traitements type Lutényl ou Lutéran et génériques un méningiome (tumeur au cerveau). 
A la suite d’une longue étude, l’Agence nationale de sécurité du médicament et la Caisse nationale d’assurance maladie ont averti sur « une augmentation importante du risque [de méningiomes] en fonction du dosage utilisé, de la durée du traitement et de l’âge de la patiente ».
 La Haute Autorité de santé précise qu’en l’absence de données récentes, la place de l’acétate de chlormadinone (Lutéran) dans le traitement de l’endométriose ne peut pas être précisée. Si vous êtes ou avez été traitée par ce médicament, vous devez en parler à votre médecin.
 
Pour en savoir plus : Endofrance a dédié une page à ce sujet

Les analogues de la Gn-RH

Quand le traitement médical à base de progestatif oral n’est pas suffisant, il est possible de suivre des cures de ménopause artificielle (injection d’analogues de la GN-Rh). Ces traitements sont accompagnés de traitements complémentaires (contenant un peu d’œstrogènes) pour pallier les effets secondaires dus à la ménopause (douleurs osseuses, bouffées de chaleur, sécheresse de la peau, trouble de l’humeur…).

On parle de « ménopause artificielle » car le traitement supprime l’ovulation directement au niveau de l’hypophyse.

Comment fonctionne la pilule sur l’endométriose ?

L’endométriose est une maladie hormono-dépendante c’est-à-dire que son développement dépend du cycle féminin et plus particulièrement de l’imprégnation hormonale du corps par les oestrogènes.

Le traitement hormonal est destiné à mettre le cycle féminin en pause en stoppant l’ovulation et donc la production des oestrogènes qui sont les hormones qui nourrissent le développement de la maladie en stimulant les lésions d’endométriose et en les faisant grossir (comme les oestrogènes font grossir l’endomètre dans l’utérus).

Le fait de stopper l’ovulation stoppe également la survenue des règles : l’aménorrhée. Le fait de ne plus avoir de règles empêche dans le même temps les lésions d’endométriose de saigner chaque mois. Ce sont, notamment, ces micro-hémorragies qui entrainent les douleurs par le biais de l’inflammation.

Quels sont les avantages de la pilule pour l’endométriose ?

La pilule soulage les douleurs d’endométriose

La première indication pour la prise de la pilule chez la femme atteinte d’endométriose est le soulagement de la douleur.

En stoppant l’ovulation et donc les règles, la pilule permet de diminuer l’inflammation générée par les saignements menstruels mais aussi d’empêcher la stimulation des lésions d’endométriose par les oestrogènes qui peut également être à l’origine des douleurs. En effet, les douleurs d’endométriose peuvent survenir pendant les règles mais aussi en dehors de la période menstruelle, et particulièrement au moment de l’ovulation.

Il est possible que certaines douleurs non cycliques comme les douleurs neuropathiques (douleurs dues à une atteinte des nerfs) ne disparaissent pas avec la pilule.

La pilule peut dans certains cas retarder la progression de la maladie

En bloquant les saignements des lésions d’endométriose (à ne pas confondre avec le fait de bloquer les règles car il n’est pas sûre que la théorie du reflux soit la bonne), la pilule permet chez certaines femmes d’éviter la propagation et le développement de la maladie.

En effet, sous cycle naturel, les lésions situées dans le bas du ventre ou dans le reste du corps saignent chaque mois au moment des règles. Le sang ne peut pas s’évacuer et va donc stagner dans le petit bassin et potentiellement aller coloniser d’autres organes, créer des adhérences, de nodules et des kystes.

Le fait d’empêcher les saignements permet d’éviter ce phénomène dans de nombreux cas.

Quels sont les inconvénients de la pilule pour l’endométriose ?

Si le traitement hormonal peut être une option thérapeutique intéressante pour soulager la douleur, elle pose néanmoins plusieurs problèmes. ll :

  • est contraceptif
  • a des contre-indications
  • ne fait pas disparaître la maladie
  • peut avoir des effets secondaires.

Les contre-indications de la pilule

Il peut y avoir des contre-indications à la prise de la pilule en fonction de si elle est oestroprogestative ou progestative uniquement :

  • antécédents familiaux de phlébite ou d’embolie pulmonaire pour les femmes prenant des pilules oestro-progestatives (les œstrogènes modifient la coagulation du sang et peuvent favoriser la formation d’un caillot dans une veine).
  • les œstrogènes  peuvent également augmenter légèrement la glycémie les triglycérides et le mauvais cholestérol sanguins ainsi que la tension artérielle, ce qui augmentent les risques cardio-vasculaires
  • tabac, alitement ou immobilisation prolongés d’un membre, post-partum, migraines intenses accompagnées de signes neurologiques (troubles visuels, paralysie d’une main ou du visage, difficulté à parler…), maladies graves du foie, insuffisance rénale sévère ou aiguë, lupus, méningiome cérébral
  • la pilule accroit le risque de cancer du sein chez les femmes qui ont des antécédents personnels ou familiaux de cancers du sein.

Ces contre-indications et ces risques ne sont pas plus importants chez la femme atteinte d’endométriose que chez une femme prenant la pilule pour prévenir une grossesse. Il est néanmoins important d’en parler et de les connaître.

Les idées reçues sur la pilule pour l’endométriose

Il me semble important de rappeler deux informations importantes : la pilule n’empêche pas toujours la maladie de progresser et elle n’est pas un traitement définitif de l’endométriose.

La prise de la pilule en continu bloque systématiquement le développement de la maladie

La pilule est le traitement prescrit en première intention et de manière empirique par les médecins généralistes et les gynécologues aux femmes qui ont des règles douloureuses.

Mais ce n’est pas un médicament qui permet de stopper le développement de la maladie. En effet, on pourrait croire que le fait de bloquer les règles permet d’éviter le reflux du sang par les trompes et donc l’accroissement et la multiplication des lésions.

Or, cette idée est fondée sur la théorie du reflux qui n’est qu’une des théories sur l’origine de l’endométriose. Cette théorie est celle qui prévaut en France mais elle n’est pas partagée par d’autres pays comme la Suisse ou les Etats-Unis.

Et on s’aperçoit que chez un grand nombre de femmes la maladie continue de se développer même avec un traitement hormonal. Et que ce dévelopement est d’autant plus vicieux qu’il est silencieux puisqu’il n’y a plus de douleur qui alertent sur le mal qui ronge la femme..

En effet, la pilule peut occulter les symptômes et laisser progresser l’endométriose vers des formes profondes, rétropéritonéale, infiltrante beaucoup plus difficiles à soigner nécessitant des chirurgies plus lourdes.

Une étude prouve que la pilule peut cacher le développement de la maladie

Charles Chapron, professeur de médecine et responsable du service de gynécologie obstétrique de Port Royal, a démontré dans une étude publiée en 2011 que la pilule ne soignait pas l’endométriose : «  l’usage passé de contraceptif pour traiter la dysménorrhée primaire sévère est associé à l’endométriose surtout à l’endométriose profonde infiltrante » (Source : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/21642638/) car la prise de la pilule très tôt dans la vie d’une femme (dès l’adolescence et les premières règles) peut retarder le diagnostic de la maladie. L’enquête a été menée chez un millier de femmes pendant 5 ans. Lorsqu’elles ont arrêté leur contraception pour avoir un enfant, ça a été la surprise. Parmi celles qui souffraient de règles douloureuses à l’adolescence et qui ont pris la pilule, on retrouve quatre fois plus souvent une endométriose sévère.  »

Autrement dit, la pilule a bien soulagé ces patientes. Mais elle a un effet pervers. Elle masque les douleurs de l’endométriose, qui évolue silencieusement : des cellules anormales envahissent les organes à proximité. Et ce n’est qu’au moment de l’arrêt de la pilule que la maladie est finalement dépistée, à un stade souvent avancé. Et comme elle s’accompagne d’infertilité dans environ 30% des cas, cela devient plus complexe à traiter.

De même, le docteur américain Ken Sinervo, une pointure reconnue sur le sujet de l’endométriose, indique qu’il a vu de très nombreuses patientes mises sous pilule contraceptive au moment de leur diagnostic qui l’arrêtent dix ans après au moment où elles ont un projet de conception, et qui ont énormément de douleurs et de grosses difficultés pour tomber enceintes (source : http://mistoday.sls.org/opinion/how-we-can-stop-mistreating-endometriosis/)

La pilule guérit l’endométriose

Non la pilule ne guérit pas l’endométriose, pas plus qu’elle n’est un traitement ou un remède.

Les traitements hormonaux mettent le cycle féminin en pause et induisent en quelque sorte de façon artificielle une ménopause dans le corps de la femme : ils bloquent la production d’œstrogènes par les ovaires et de ce fait interrompt de façon temporaire le cycle féminin.

C’est ce qui permet de réduire les douleurs, l’inflammation et d’assécher petit à petit les lésions.

A l’arrêt du traitement pour une raison ou une autre (désir de grossesse, souhait de changer de contraception, etc.), le cycle reprend, les oestrogènes se remettent à faire leur effet sur les ovaires et sur les lésions et de facto, les douleurs peuvent réapparaitre. Elles réapparaissent généralement dans les 4 à 6 mois avec le retour des cycles naturels.

Si vous souhaitez en savoir plus sur d’autres idées reçues sur l’endométriose, vous pouvez consulter l’article de blog dédié.

Les effets secondaires de la pilule

Comme tout médicament, la pilule peut induire des effets secondaires possibles. Certains sont très connus, d’autres beaucoup moins.

Il est important de savoir que le cycle féminin existe pour de bonnes raisons : la production alternée des hormones féminines (oestrogènes et progestérone) participe à l’équilibre de santé de chaque femme. Il est important de savoir que mettre cet équilibre en pause à des conséquences sur la santé féminine en général.

Les effets secondaires indésirables bien connus de la pilule

La pilule possède des effets secondaires bien connus des femmes qui la prennent. Toutes les femmes ne ressentent pas d’effet secondaire et celles qui en ressentent ne les ressentent pas forcément tous et ne ressentent pas forcément les mêmes.

Voici une liste non exhaustive des effets secondaires bien connus dont la pilule peut être responsable :

  • Bouffées de chaleur
  • Sécheresse vaginale
  • Baisse de libido
  • Insomnies
  • Mal-être et irritabilité
  • Maux de tête
  • Sueurs nocturnes
  • Fatigue
  • Douleurs articulaires
  • Prise de poids et augmentation de l’appétit
  • Acné hormonale
  • Digestion perturbée
  • Spotting – saignements entre les règles
  • Douleurs aux seins
  • Sensation d’être gonflée
  • Nausée

Les effets secondaires de la pilule dont on parle moins

La pilule perturbe le microbiote et l’activité de l’intestin

Une étude de l’Université de l’Illinois à Urbana-Champaign a montré que les traitements hormonaux à long terme modifient l’activité microbienne dans l’intestin : on observe une baisse de certaines familles microbiennes, notamment celles des Akkermansia, familles qui auraient des propriétés anti-inflammatoires, chez l’être humain (Source : MICROBIOTE INTESTINAL : La thérapie hormonale le chamboule aussi).

Or on sait qu’un microbiote en bon état est essentiel pour la santé de l’être humain. L’intestin est notre deuxième cerveau. Il conditionne notre immunité, notre santé psychique, etc.

Elle peut également à l’origine du développement de la perméabilité (porosité) intestinale. La perméabilité intestinale correspond au fait que la barrière de l’intestin est endommagée (il y a plusieurs causes possibles – dont le stress) et laisser passer des molécules qui ne devraient pas sortir de l’intestin. Les substances (toxines, bactéries, etc.) qui s’échappent de l’intestin pénètrent dans le sang. Ces substances ont un effet néfaste sur le système immunitaire et :

  • sont à l’origine de 80 % des maladies, souvent infectieuses comme les pathologies ORL, urinaires, pulmonaires, cardiaques, les affections de la peau (acné, eczéma, psoriasis), ou encore les pathologies articulaires
  • et peuvent avec le temps, en l’absence d’intervention, contribuer à l’inflammation
  • et/ ou contribuer à l’apparition ou au développement de maladies auto-immunes chroniques.

Quand on a de l’endométriose, on ne cherche bien entendu pas à augmenter l’inflammation ou accentuer les causes suspectées du développement de la maladie.

La pilule peut créer des déficiences en nutriments importantes

Etant donné son impact sur le système digestif, il n’est pas étonnant de constater que la pilule épuise les stocks de nutriments du corps de la femme.

Certains nutriments sont plus concernés :

  • magnésium,
  • zinc,
  • sélénium,
  • vitamines B2, B6, B9, B12, C, E…

Or, le corps a besoin de ces nutriments pour réaliser de nombreuses réactions et fonctions dans l’organisme : immunité, fonction anti-oxydante, fonction hépatique, régulation de l’œstrogène en circulation, production de tryptophane, de sérotonine et de mélatonine, fonction surrénale, production d’énergie, fonction reproductive, fonction thyroïdienne… entre autres.

Il est donc important de manger des aliments riches en ces vitamines et minéraux, et dans la majorité des cas de se supplémenter. Je vous invite à toujours consulter un praticien de santé pour choisir vos compléments alimentaires.

La pilule altère la glycémie et peut créer une résistance à l’insuline

La prise d’une pilule contenant des oestrogènes peut modifier la façon dont notre organisme produit et utilise l’insuline pour s’occuper les glucides contenus dans l’alimentation (sucres lents et sucres rapides) et engendrer des difficultés pour notre organisme à utiliser le sucre contenus dans les aliments. Le traitement hormonal oestro-progestatif pourrait induire une hausse de la résistance à l’insuline et une baisse de la tolérance au glucose, qui sont des facteurs de risque pour le diabète de type 2.

La pilule affecte le fonctionnement de la thyroïde

Elle affecte le fonctionnement de la thyroïde. Il s’agit d’une glande qui se situe dans la gorge et qui produit les hormones thyroïdiennes. Ces hormones ont une influence sur chacune des cellules qui composent le corps de la femme et régulent notamment le rythme cardiaque, la pousse des cheveux et des ongles, la production d’énergie, la régulation du métabolisme et du poids… et aussi l’humeur.

En affectant la thyroïde, la pilule peut donc affecter toutes ces fonctions, y compris la régulation de l’humeur. Par voie de conséquence, de nombreuses femmes prenant la pilule ne se sentent pas « elles-mêmes », sont dépressives, voient tout en noir, et sont entraînées dans la spirale du pessimisme. Des chiffres indiquent que la pilule augmente le risque de dépression augmente de 80% et que les risques de suicide sont multipliés par 3.

La libido et la capacité à atteindre l’orgasme s’effondrent de 80 %

En inhibant la production d’hormones androgènes (par exemple testostérone) par les ovaires et les glandes surrénales, la pilule inhibe aussi la libido. En effet, les hormones androgènes jouent un rôle déterminant dans la libido de la femme et dans sa satisfaction sexuelle, bien qu’elles soient bien moins présentes dans notre corps que chez les hommes.

Elle met le corps de la femme en état de « ménopause artificielle »

La pilule éteint la communication entre le cerveau et les ovaires. Avec, pour conséquence, que les ovaires ne reçoivent plus l’ordre de produire les hormones sexuelles, d’ovuler etc. et se retrouvent donc à l’arrêt. Sous contraceptif hormonal, la taille des ovaires réduit de 50%

Les saignements entre les cycles ne sont pas de vraies règles mais des hémorragies de privation qui permettent de rassurer les femmes qui n’ont plus de cycle sous pilule.

Il existe d’autres moyens que la pilule pour réduire ses douleurs d’endométriose : chirurgie et thérapies complémentaires. Pour en savoir plus, vous pouvez aller consulter mes différents articles de blog.

Et il existe d’autres moyens de contraception. Dans un prochain article, nous parlerons du sujet de la contraception avec l’endométriose quand on fait le choix de ne pas prendre la pilule. Pour rester informée de sa mise en ligne, vous pouvez vous abonner à la newsletter.

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Attention, si vous souhaitez opter pour d’autres solutions pour mieux vivre avec l’endométriose, il est indispensable de se faire accompagner pour arrêter la pilule en douceur et il est indispensable également de continuer d’être suivie médicalement pour connaitre l’évolution de l’endométriose.

Les informations contenues sur ce site n’ont qu’une valeur d’information générale. Elles ne sauraient se substituer à une consultation médicale. Chaque cas d’endométriose est unique et c’est en accord avec votre médecin que les décisions doivent se prendre.

Pour aller plus loin :
La pilule comment ca marche, Blog Miss Frottis
Tout ce qu’on ne vous a jamais dit sur la pilule, Ebook, Marion Baudier-Melon

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