

Le curcuma est une épice parée de nombreuses vertus thérapeutiques : anti-inflammatoires antioxydants anti cancer anti diabétique protecteur contre plusieurs maladies neurodégénératives.
La micronutrition consiste à satisfaire les besoins en micronutriments de l’individu par une alimentation diversifiée, associée si nécessaire à une complémentation personnalisée. Elle trouve ses fondements dans les recherches effectuées sur les liens avérés entre alimentation, santé et prévention.
La micronutrition s’intéresse à l’impact des micronutriments sur la santé et vise à optimiser le statut en micronutriments de l’organisme de manière individualisée. Elle choisit donc de regarder les précieuses molécules qui se trouvent dans notre assiette et la façon dont notre organisme les utilise. Elle prend toute sa dimension aujourd’hui avec une alimentation qui se caractérise par l’augmentation de l’apport calorique (« les calories vides ») au détriment de la densité en micronutriments.
Schématiquement, on retrouve dans nos aliments :
Dans le cadre de l’endométriose, prendre soin de notre alimentation en se concentrant sur la qualité de ce que l’on mange et les micronutriments que contient notre nourriture permet à la fois de réduire l’inflammation et donc les douleurs, de réduire la fatigue et d’augmenter la fertilité.
Revue des nutriments les plus intéressants pour nous aider à soulager les symptômes de l’endométriose.
| Cet article ne constitue pas un conseil médical. Il est indispensable de consulter un médecin pour tout problème de santé. En micronutrition, il est indispensable d’avoir une approche personnalisée et individualisée en fonction de la situation et des symptômes de chacune. Ce qui a fonctionné pour l’une ne fonctionnera pas forcément pour l’autre. Les conseils sur Internet sont utiles mais insuffisants. Je vous recommande de vous faire accompagner par un-e spécialiste : naturopathe, nutritionniste ou diététicien toujours spécialiste de l’endométriose. |
Les omégas 3 sont indispensables pour réduire l’inflammation chez les femmes atteintes d’endométriose.
Dans un rapport de l’ANSES datant de septembre 2015 (Apports en acides gras de la population vivant en France et comparaison aux apports nutritionnels conseillés définis en 2010), le déficit en oméga 3 (EPA et DHA) des 18-34 ans est estimé à 96% (et 90% dans la population générale).
Les omégas 3 jouent un rôle primordial dans différents métabolismes du corps :
✔️ prévention des maladies cardiovasculaires
✔️ amélioration des fonctions cognitives et protection du cerveau contre les maladies liées à la dégénérescence des neurones
✔️ prévention du cancer et régulation des processus inflammatoires.
C’est ce dernier item qui est particulièrement intéressant dans le cadre de l’endométriose.
En effet, les femmes atteintes d’endométriose ont une augmentation très forte de leur taux de PGE2 qui correspondent aux prostaglandines – hormones – responsables de l’inflammation. Les PGE2 sont connues pour accroître les douleurs d’endométriose, voire augmenter les lésions d’endométriose.
Les oméga 3 stoppent le processus inflammatoire entraîné par les PGE2.


Chez les femmes atteintes d’endométriose, une carence en zinc a été régulièrement constatée.
Le zinc est un oligo-élément qui joue un rôle essentiel dans la limitation des facteurs qui favorisent l’endométriose et notamment dans la gestion de l’inflammation et dans l’immunité.
✔️ Par ailleurs, l’endométriose est une maladie liée aux œstrogènes. Quand cette hormone est produite en trop grandes quantités elle favorise le développement et la croissance des lésions d’endométriose. Le zinc participe à une meilleure synthèse des hormones limitant, entre autre, une production accrue d’œstrogènes.
✔️ L’endométriose est une maladie associée à une résistance à la mort cellulaire, appelée apoptose. Cette dernière est régulée par le zinc. L’apoptose est la base des maladies auto-immunes.
✔️ Les lésions d’endométriose possèdent un pouvoir métastasique : le zinc va limiter les propriétés invasives des lésions endométriques.
✔️L’endométriose est associée chez 30 à 40% des femmes à une infertilité. Or le lien entre la fertilité et le zinc a été clairement établi dans une étude faite en 2013. Il protège les follicules des risques d’oxydation, augmentant ainsi leur fertilité. [Sur le sujet de l’oxydation, je vous invite à relire mon post du 3 septembre]
L’alimentation joue un rôle prépondérant pour soigner son endométriose. Bien se nourrir et varier ses nutriments est indispensable pour aller mieux !
Le zinc se trouve dans les huîtres, les abats, la viande rouge, le pain complet et les œufs.
Le resvératrol est un antioxydant puissant présent dans certains fruits comme la peau du raisin rouge, les mûres, les myrtilles, les cacahuètes, les pistaches et le chocolat.
Il a des propriétés antiprolifératives, anti-inflammatoires et antioxydantes.
En raison de ces propriétés, plusieurs études se sont intéressées à sa capacité à participer au traitement de l’endométriose.
Elles ont tout montré que le resveratrol aide à réduire la quantité, la taille et le volume des lésions chez l’animal et invitro.
Chez l’animal, le resvératrol réduit l’implantation de l’endométriose de 60% et le volume total des lésions de 80% (Bruner-Tran 2011).
Le resveratrol améliore aussi la synthèse des antioxydants et du glutathion qui permettent de réduire l’inflammation.


Le magnésium est un minéral essentiel au bon fonctionnement de l’organisme humain. Il participe à plus de 300 réactions métaboliques dans le corps.
Beaucoup de personnes sans pathologie spécifique se supplémentent en magnésium car il possède beaucoup de bienfaits :
✔️ diminuer la fatigue
✔️ lutter contre la sensibilité au stress
✔️ améliorer la qualité du sommeil.
Quand on sait que la plupart des femmes atteintes d’endométriose souffrent de fatigue chronique et de stress, que beaucoup dorment mal la nuit et souffrent d’insomnie, la prise de magnésium semble tout indiquée.
Le magnésium possède également d’autres propriétés très intéressantes pour les femmes atteintes d’endométriose :
✔️ il limite les spasmes et crampes
✔️ il a des actions antidouleurs
✔️ il est anti-inflammatoire.
Les légumineuses, les noix, les grains entiers, le germe de blé, les légumes à feuilles vert foncé et la levure de bière sont de bonnes sources de magnésium. Il est important de savoir que le raffinage, notamment celui des céréales, ainsi que la transformation des aliments réduisent beaucoup leur teneur en ce précieux minéral. Il vaut donc mieux privilégier les céréales semi-complètes ou complètes si votre intestin les tolère.
La vitamine D aide à l’absorption du calcium et du phosphore par l’intestin pour la :
Elle est particulièrement intéressante pour l’endométriose parce qu’elle a des effets sur le système immunitaire :
Les signes de carence sont :
Pour en apporter à notre corps, il est possible de :


Le rôle du microbiote intestinal (appelée aussi flore intestinale) est essentiel dans le cadre de la gestion de l’endométriose. En effet, il jouerait un rôle dans l’inflammation impliquée dans l’endométriose, et dans le développement et la progression de la maladie.
Dans ce cadre, les probiotiques peuvent agir sur le rétablissement du bon fonctionnement du microbiote intestinal et donc du lien avec la baisse de l’inflammation de l’endométriose.
Il est donc indispensable en premier lieu d’avoir une alimentation adaptée.
Dans un deuxième temps, il est possible de se supplémenter avec une souche probiotique spécifique adaptée. La souche de référence pour l’endométriose est le Lactobacillus gasseri.
Une étude expérimentale a montré que le probiotique Lactobacillus gasseri pouvait intervenir dans la régression de l’endométriose en faisant diminuer le nombre et le volume des lésions et en réduisant les douleurs lors des menstruations.
La souche Lactobacillus gasseri pourrait également être utile en cas de syndrome de l’intestin irritable avec diarrhée, qui sont des symptômes récurrents trouvés couramment chez les femmes atteintes d’endométriose.
La supplémentation en vitamine C aurait un impact sur l’endométriose : à la fois sur les symptômes et sur le développement de la maladie.
En effet, la vitamine C a des pouvoirs anti-oxydants et jouerait un rôle très important sur le stress oxydatif, dont beaucoup d’études ont montré que le taux était augmenté chez les femmes atteintes d’endométriose.
Le stress oxydatif est une réponse du corps humain aux agressions ou tensions que nous lui imposons au quotidien (exposition solaire, tabac, pollutio,, stress, alimentation désordonnée). Dans le cas de l’endométriose, le stress oxydatif serait responsable :
On retrouve la vitamine C dans les agrumes, le poivron, le brocoli, le cresson, les herbes fraiches, etc.


Le sélénium fait partie des nutriments importants à intégrer dans son alimentation quand on est atteinte d’endométriose car il joue un véritable rôle anti-inflammatoire.
Il module et normalise la réponse immunitaire. Il est également essentiel pour la production de progestérone, qui réduit la croissance des lésions (au contraire de l’oestrogène).
Il a un rôle important également pour la fonction thyroïdienne, elle-même importante pour réguler le cycle et les hormones sexuelles.
Une étude a montré que des taux suffisants de sélénium étaient corrélés avec un risque réduit de développer une endométriose.
Associé à la vitamine E, le sélénium a de forts pouvoirs anti-oxydants. Cette combinaison a en effet deux actions majeures : elle diminue l’inflammation associée à l’endométriose et renforce le système immunitaire.
On trouve le sélénium dans la noix du Brésil, le poisson frais, le thon en conserve, le hareng mariné, etc. 1 noix du brésil par jour suffit pour couvrir vos besoins journaliers.
Le collagène est une protéine présente dans toutes les structures du corps : peau, cartilages, tendons, ligaments et tissus conjonctifs. Il représente de 30 % à 35 % des protéines totales de l’organisme et assure la cohésion, l’élasticité et la régénération de tous ces tissus.
Différentes études montrent que le collagène serait particulièrement intéressant pour restaurer la barrière intestinale et réduire la perméabilité intestinale. La perméabilité intestinale est un sujet particulièrement important quand on est atteinte d’endométriose car elle contribue aux troubles digestifs et à une inflammation augmentée (en effet certaines particules se retrouvent dans le sang alors qu’elles auraient dû rester dans le sang…).
Il serait également intéressant pour améliorer la cicatrisation des tissus.
On retrouve le collagène notamment dans les bouillons d’os (bouillon de poule ou de poulet que vous pouvez faire maison ou acheter prêt à consommer) mais aussi sous forme de collagène marin (certains produits de la marque Jolly Mama comme le Mamaload en contiennent) ou vous pouvez le trouver dans des compléments alimentaires.


Créé par une patiente et une diététicienne, cet ebook est destiné à rendre simple et rapide l’alimentation pour l’endométriose :
• Des menus variés et adaptés à l’endométriose
• Une liste de courses par semaine et la liste des indispensables à avoir dans son placard
• Des informations claires et compréhensibles sur les bienfaits de l’alimentation anti-inflammatoire pour améliorer votre bien-être avec l’endométriose
La N-acétylcystéine est un acide aminé non essentiel.
Elle permet de synthétiser le glutathion, un antioxydant produit par l’organisme. Elle est utilisée pour lutter contre le stress oxydatif dans le cadre de l’endométriose.
En effet, l’utilisation de ce complément alimentaire est associée à une diminution de la prolifération des cellules endométriales et à une évolution de la maladie vers un profil moins invasif et moins inflammatoire.


Le Pycnogenol® est un extrait d’écorce de pin des Landes (pin maritime).
Riche en polyphénols, ce complément alimentaire permet de réduire les douleurs chez les femmes atteintes d’endométriose. Une étude réalisée sur 58 femmes pendant 6 mois (30 mg 2 fois par jour) démontre une réduction de 33% des symptômes de l’endométriose (Kohama, 2007).
C’est un anti-oxydant puissant qui permet d’aider le corps des femmes à lutter contre le stress oxydatif.
Le stress oxydatif est une réponse du corps humain aux agressions ou tensions que nous lui imposons au quotidien (exposition solaire, tabac, pollutio,, stress, alimentation désordonnée). Dans le cas de l’endométriose, le stress oxydatif serait responsable :
Herbe aromatique largement présente dans la cuisine méditerranéenne, le romarin possède des propriétés intéressantes dans le domaine de la gynécologie et plus particulièrement pour l’endométriose :


Le curcuma est une épice parée de nombreuses vertus thérapeutiques : anti-inflammatoires antioxydants anti cancer anti diabétique protecteur contre plusieurs maladies neurodégénératives.

Tanambou says:
J ai aimé et souhaite d avantage recevoir car je veux concevoir et je souffre d endometriose
J aimerais aussi savoir et celle m intéressé énormément
Me documenter sur la micronutrition
Bertille says:
Bonjour, que cherchez-vous comme informations ?