
L’endométriose est une maladie chronique qui touche en moyenne 10 % des femmes. L’impact de l’endométriose sur la santé intime est considérable, affectant non seulement le bien-être physique mais aussi émotionnel et mental. Dans cet article, nous allons nous pencher sur un aspect encore souvent tabou pourtant crucial de l’endométriose : les douleurs vulvaires. Ces douleurs, localisées dans la région vulvaire, peuvent être particulièrement invalidantes et difficiles à gérer au quotidien. Nous explorerons ensemble les causes possibles de ces douleurs, le diagnostic et les solutions qui existent pour les soulager.
Il est essentiel de distinguer les douleurs vulvaires des autres types de douleurs pelviennes.
Les douleurs pelviennes peuvent provenir de l’utérus, des ovaires, de la vessie ou des intestins, et sont souvent décrites comme des crampes, des douleurs sourdes ou des douleurs aiguës situées plus profondément dans le bassin.
La vulve correspondant à la partie externe, c’est à dire la partie visible des organes génitaux féminins et à l’entrée du vagin. Les douleurs vulvaires sont donc localisées à l’entrée du vagin, sur les lèvres et le clitoris.
Les douleurs vulvaires également appelées “vulvodynies”, constituent un symptôme fréquent chez de nombreuses femmes atteintes d’endométriose. En France, elles concerneraient entre 8 et 16 % des femmes au moins une fois au cours de leurs vies.
La vulvodynie est une douleur vulvaire persistante, depuis plus de 3 mois, sans cause identifiable. Elle s’apparente le plus souvent à une sensation de brûlures, de décharges électriques, de démangeaisons intenses ou à des douleurs aigües et lancinantes au niveau de la vulve.
En cas de douleurs situées à l’entrée du vagin (du vestibule) on parlera de vestibulodynie, qui est un type de vulvodynie, caractérisée par une douleur vive ressentie lors de la pénétration ou lors de la tentative de pénétration vaginale (par les doigts, la verge ou lors de la mise d’un tampon…).
La vulvodynie est une douleur neuropathique, c’est à dire qu’elle résulte d’un dysfonctionnement du système de modulation de la douleur. Normalement, la douleur est un signal d’alarme : elle prévient qu’il y a des lésions, mais en présence de vulvodynie, le cerveau reçoit l’information « douleur » en l’absence de toute lésion tissulaire car les mécanismes de blocage de la douleur sont défaillants.
Elle s’accompagne quasi systématiquement de douleurs lors des rapports qui peuvent générer du vaginisme, c’est-à-dire une contraction involontaire du périnée en réaction à, ou par appréhension de la douleur, qui empêche ou rend très difficile la pénétration.
Plusieurs facteurs peuvent contribuer aux douleurs vulvaires si vous êtes atteinte d’endométriose :

Pour aller plus loin sur le sujet, vous pouvez consulter l’article de blog : Douleurs à la vulve et endométriose – Endholistic
Si vous souffrez de douleurs vulvaires liées à une endométriose, il est crucial de réaliser un examen clinique afin d’identifier les causes potentielles de ces douleurs. Cet examen est réalisé par un gynécologue, idéalement spécialisé dans les pathologies de la vulve et se déroule en trois temps.
En comprenant ces mécanismes, il devient possible d’envisager des stratégies de “traitement” adaptées pour soulager les douleurs vulvaires et améliorer votre qualité de vie.
Les solutions pour soulager les douleurs vulvaires impliquent généralement une approche pluridisciplinaire.
Si vous souffrez de douleurs vulvaires liées à l’endométriose, votre médecin pourra vous prescrire des médicaments analgésiques et des anesthésiants locaux sous forme de crèmes ou de gels, à appliquer directement sur les zones douloureuses de la vulve. Ces anesthésiques locaux engourdissent temporairement la zone, réduisant ainsi la sensation de douleur.
Les thérapies physiques jouent un rôle crucial dans la gestion des douleurs vulvaires liées à l’endométriose. Un kinésithérapeute peut vous accompagner avec des exercices de relaxation, d’assouplissement du vestibule du vagin et de renforcement du plancher pelvien. L’utilisation de sondes de radiofréquence peut également aider à diminuer la contracture réflexe de l’entrée du vagin liée à la douleur.
Consulter un thérapeute peut vous aider à mieux comprendre et gérer la douleur et l’anxiété. Participer à des groupes de parole animés par des professionnels de santé, avec d’autres femmes, peut également vous permettre de vous sentir comprise et moins seule face à ces douleurs.
Si vos douleurs ont un impact sur votre sexualité, la communication avec votre partenaire est fondamentale. Ne vous forcez à rien, si vous avez mal, dites-le simplement et arrêtez. Consulter un thérapeute en couple peut vous aider à déconnecter progressivement de vos douleurs et à améliorer le dialogue avec votre partenaire. Essayez de voir ces douleurs comme une opportunité de réinventer votre sexualité : la sexualité non pénétrante regorge de richesses. Enfin, lors de vos rapports (seule ou à deux), utilisez systématiquement un lubrifiant naturel et renforcé en agents hydratants comme le lubrifiant de la marque My lubie, hydratant et apaisant.

Dans le cadre de douleurs vulvaires, il est essentiel d’adapter votre routine intime pour minimiser les inconforts :
En conclusion, les douleurs vulvaires liées à l’endométriose sont un défi complexe, mais il est possible de les gérer efficacement avec une approche pluridisciplinaire. En combinant des traitements médicaux, des thérapies physiques, un soutien psychologique, des stratégies relationnelles adaptées et une routine quotidienne douce.
Ecrit par Aurélie Dupont, fondatrice de Vivante, la plateforme qui réunit des conseils d’experts et sélectionne les meilleurs produits pour la santé intime des femmes
Sources :
